Préparons le prochain siècle ensemble !

L'uB AU FIL DU TEMPS

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1722-2022

 

Avertissement.

Cette frise historique propose une sélection des événements parmi les plus importants dans l’histoire de l’Université.

Par commodité, plusieurs événements advenus sur des années successives sont regroupés sur une année jalon, pour ne pas alourdir le nombre de grandes dates.

Crédits et contenus

Malgré tous nos efforts, cette frise peut comporter des erreurs ou des manques. Si vous en constatez, faites-nous en part afin que nous procédions aux corrections et améliorations possibles.

communication@u-bourgogne.fr

1722

17 avril 1722

Grâce à l’appui du Gouverneur de la province de Bourgogne, Louis-Henri de Bourbon-Condé, la décision est prise de créer à Dijon une université dotée des quatre facultés.

Contexte :

Philippe le Bon, duc de Bourgogne et comte de Bourgogne fonde le 22 juin 1423 une université à Dole pour les deux Bourgogne. Cette situation dure jusqu’en mai 1691 où, après sa conquête de la Franche-Comté, Louis XIV déplace l’université vers Besançon. De leur côté les États de Bourgogne et la ville de Dijon font la demande au Roi d’une création d’université à Dijon qu’ils réitèrent une bonne dizaine de fois, mais sans succès…

1722

26 septembre 1722

Le Conseil du Roi ordonne finalement que « l’établissement de la dite université n’aurait lieu que pour une faculté des droits civil et canonique« .

 

Contexte :

La création de cette nouvelle université a suscité la vive opposition de près de la moitié des universités existantes (10 sur 21) dont la Sorbonne et Besançon, ce qui explique la limitation finale à la seule faculté des droits.

1722

22 décembre 1722

Edit donné à Versailles et pris par le Régent au nom du Roi, établissant une faculté de droit à Dijon.

Il tient compte de l’opposition des universités voisines en ne créant qu’une seule faculté de Droit, cas rarissime en France d’une université à faculté unique.

1722

16 avril 1723

Les enseignements de la nouvelle université de Dijon sont autorisés par une bulle du pape Innocent XIII.

1722

20 septembre 1723

Les lettres patentes sont accordées et donnent à l’université son organisation et ses professeurs. Elles sont enregistrées au parlement de Dijon en octobre.

Le sceau de l’Université, sur lequel figure la mention UNIVERSITAS BURGUNDIAE est également défini dans l’article XXXVIII de ce document ; On trouve ce sceau aujourd’hui sur au moins 6 bâtiments dans Dijon.

1722

15 novembre 1723

La première assemblée des professeurs de la faculté se réunit le 15 novembre. L’université de l’époque fonctionne avec peu de professeurs, ainsi qu’avec 4 agrégés, un secrétaire receveur et trois bedeaux.

Les cinq premiers professeurs sont nommés directement par le roi.

– Joseph Bret, Jean Bannelier et Jean-Louis Delusseux en droit romain
– Jean-Baptiste Fromageot en droit canon
– Gabriel Davot en droit français

En 1723, à l’ouverture de l’université, 117 inscriptions sont recensées.
Parmi lesquelles on trouve celles de Charles de Brosses, futur Président du Parlement de Dijon, Georges-Louis Leclerc, futur comte de Buffon, ou encore plus tard Jean Anthelme Brillat-Savarin.

La faculté de droit est une des plus fréquentées du royaume, ce qui peut s’expliquer par l’importance du Parlement de Dijon.

Contexte :

Les registres d’inscription des étudiants permettent de les dénombrer, de connaître leur régularité, leur origine géographique ou sociale, lesquels abandonnent. Les étudiants prennent leur inscription au début de chaque trimestre, celles du 1er l’étant entre le 10 et le 20 novembre. Ils seront selon les années de 80 à 200 au cours du XVIIIè siècle.

1722

24 novembre 1723

Première rentrée solennelle de l’université.

Après une messe du Saint-Esprit en musique, célébrée dans l’église des Jacobins, aujourd’hui disparue, et remplacée par les halles centrales, la faculté est ouverte en grande solennité. L’université est alors hébergée dans le couvent des jacobins, attenant à l’église.

Sont présents tous les membres du parlement de Bourgogne et de leurs huissiers, suivis de tous les corps constitués de la ville. Le doyen Joseph Bret prononce en latin le discours d’ouverture.

Cette rentrée solennelle devient un événement annuel.

1793

15 septembre 1793

La tourmente révolutionnaire emporte l’université à Dijon.

La faculté de droit disparaît ainsi que l’académie des sciences arts et belles lettres, et avec elle, les cours scientifiques et de médecine qu’elle dispensait.

L’université, dépourvues de financements, ferme ses portes en juillet 1792, alors qu’il ne restait plus que 18 étudiants.

Un seul universitaire dijonnais subira la Terreur : le doyen Louis-Élisabeth Voisin, qui meurt enfermé au château de Dijon.

Contexte :

Par le décret du 8 août 1793, les Académies littéraires et scientifiques ainsi que« les collèges de plein exercice et les facultés de Théologie, de Médecine, des Arts et de Droit sont supprimés sur toute la surface de la République » et leurs biens séquestrés. L’acte de décès des universités survient le 15 septembre 1793, par un décret de la Convention.

1804

21 septembre 1804

Dijon figure dans le texte de loi du 4e jour complémentaire an XII, listant les 12 villes retenues par Napoléon Bonaparte pour accueillir une école de droit.

Dijon est en deuxième position après Paris : Paris, Dijon, Grenoble, Aix, Toulouse, Poitiers, Rennes, Caen, Turin, Bruxelles, Coblentz, Strasbourg… soit neuf villes situées dans la France actuelle.

1804

17 janvier 1806

Napoléon 1er nomme les premiers enseignants et Jean-Baptiste Victor Proudhon directeur.

L’école de droit s’installe dans l’ancien collège des Godrans, où avait été logée après 1795 l’école centrale de Dijon. C’est en commémoration de cet événement que la rue, appelée jusque-là rue du Collège, prend le nom actuel de rue de l’école de Droit.

1804

28 août 1806

Création par décret de Napoléon 1er des cours théoriques et pratiques de médecine et de pharmacie à Dijon.

Les espérances locales suscitées par la naissance d’une faculté de médecine s’effondrent. Dijon, dont le maire est le docteur Durande fils, médecin, a longtemps réclamé et espéré un véritable enseignement universitaire de la médecine.

1808

17 mars 1808

Application du décret impérial de 1806. Dijon est siège d’une académie, d’un rectorat et de 3 facultés : droit, lettres, sciences, ces deux dernières étant créées ex-nihilo.

L’hôtel Despringles devient le siège des facultés des lettres et de sciences et du rectorat (le recteur, un secrétaire et deux inspecteurs d’académie). Il avait été le siège depuis 1773 de l’Académie des sciences arts et belles-lettres de Dijon. Dès le départ on remarque l’étroitesse des lieux pour abriter ces institutions en devenir.

Jusqu’à la fin de l’Empire, les facultés dijonnaises ne connaissent pas une activité débordante. Plus ancienne, la faculté de droit attire une moyenne d’inscriptions trimestrielles supérieures à 200. En lettres et en sciences, les étudiants sont peu nombreux.

 

Contexte :

Le décret impérial de création et d’organisation de l’université impériale, une seule pour tout l’Empire et tout l’enseignement, est publié le 10 mai 1806. Un décret de 1808 crée 5 ordres de facultés : théologie, droit, médecine, sciences mathématiques et physiques et enfin lettres. Les facultés d’une même ville n’ont aucun lien organique entre elles et sont directement subordonnées à l’autorité centrale de l’université via le recteur d’académie.

1808

7 février 1809

Six professeurs sont nommés pour les cours de médecine et de pharmacie.

  • Anatomie et physiologie : Pierre Morland
  • Pathologie externe et clinique chirurgicale : Jean Collignon
  • Pathologie interne et clinique médicale : Henri Brenet
  • Accouchements et vaccins : Jean-Baptiste Tarnier
  • Hygiène : Étienne Poncet
  • Matière médicale et thérapeutique : Jean-Baptiste Antoine

Contexte :

Il n’existe pas de Faculté de médecine, et c’est le 28 août 1808 que sont établis des cours de médecine théoriques et pratiques de médecine, chirurgie et pharmacie « spécialement destinés à l’instruction des jeunes gens aspirant au titre d’officier de santé ».

1808

25 juillet 1809

Nominations des premiers professeurs de la faculté des sciences.

  • chimie, Pierre Jacotot, premier doyen de la faculté et recteur d’académie
  • mathématiques pures, Joseph Jacotot
  • mathématiques appliquées, Nicolas Berthot
  • histoire naturelle, Pierre Morland
  • physique, Louis Gueneau d’Aumont

Jacques Nicolas Vallot est nommé professeur adjoint d’histoire naturelle, et Joseph Jacotot suppléant à la faculté de droit.

 

1808

30 décembre 1809

Nominations des professeurs de la faculté des lettres.

  • L’abbé Jacques Fleury à la fois doyen et titulaire de la chaire d’histoire
  • Pierre Baillot à la chaire de littérature
  • Frédéric Gueneau de Mussy à la chaire de littérature grecque
  • Étienne-François Mathieu à la chaire de littérature latine
  • et l’abbé Zacharie Colombot à la chaire de philosophie

 

Et nomination des premiers professeurs de droit :

  • Jean-Baptiste Victor Proudhon à la 1ère chaire de droit civil et doyen
  • Jean-Baptiste Guillemot à la chaire de droit romain
  • Philibert Joly à la 2ème chaire de droit civil
  • François Guichon de Grandpont à la 3ème chaire de droit civil
  • Bénigne Poncet à la chaire de législation criminelle et procédure civile et criminelle
    2 suppléants : Joseph Jacotot et Claude Ladey
1810

1er mai 1810

La salle des Actes accueille la séance inaugurale des facultés en grande pompe.

Les membres des trois facultés sont revêtus de leur costume et prêtent serment d’obéissance aux constitutions de l’Empire et fidélité à l’Empereur. Ils défilent en cortège vers la cathédrale pour un office solennel.

1810

20 mars 1815

De l’Empire à la Restauration

À la fin de l’Empire, l’Université se fait davantage remarquer à Dijon par ses relations avec le pouvoir politique que par l’éclat de son enseignement, largement perturbé dans son fonctionnement, par les évènements nationaux et locaux.

Du 20 mars au 8 juillet 1815, pendant les Cent-jours, Joseph Jacotot est élu député bonapartiste, Jean-Baptiste Victor Proudhon « un bonapartiste exalté » est nommé bâtonnier de l’Ordre des Avocats et fait un discours le 12 avril 1815 pour l’inauguration d’un buste de Napoléon apporté à la Faculté par les étudiants ; Pierre Morland, bonapartiste ardent, entre dans la nouvelle municipalité. Mais cinq professeurs sur treize, dont Nicolas Berthot, refusent le serment d’obéissance à l’Empereur.

A la Restauration, les sanctions pleuvent : Joseph Jacotot doit s’exiler, Pierre Jacotot est mis à la retraite, Pierre Morland est destitué et assigné à résidence, le doyen Proudhon est démis de ses fonctions de même que François Guichon de Grandpont et Etienne Mathieu.
Certains sont récompensés tel Nicolas Berthot, nommé doyen et recteur.

1820

18 mai 1820

L’école de médecine de Dijon périclite jusque dans les années 1830, faute de moyens et d’une organisation défectueuse et de l’hostilité de la nouvelle municipalité après 1815.

Un rapport désastreux après inspection du Conseil royal fait craindre le pire. Mais la réaction de la Ville est salutaire.

 

Contexte :

Par décret du 18 mai 1820, Louis XVIII institue les écoles secondaires de médecine qui passent sous le contrôle de l’université, avec des financements municipaux. Les cours de médecine et de pharmacie deviennent école préparatoire de médecine et de pharmacie.

1839

27 novembre 1839

La ville de Dijon s’implique très fortement dans la défense et la survie de ses facultés. 

Elle s’engage à cette date dans l’agrandissement des facultés rue Monge. Elle devient propriétaire de cet ensemble immobilier le 24 novembre 1841 ; à charge pour elle de l’entretenir et de l’affecter à l’instruction publique. Les travaux sont réceptionnés le 23 mai 1846.

Cet accord entre la ville et l’université devenue université de France dure jusqu’en 2012, lorsque le rectorat de l’académie déménage vers ses nouveaux locaux.

1839

12 novembre 1841

Ouverture de l’école préparatoire de médecine et de pharmacie de Dijon

Elle compte 6 professeurs et une trentaine d’étudiants par an.
Un pavillon d’anatomie est construit par la Ville près de l’hôpital général, abritant deux salles de cours et deux pièces destinées aux collections anatomiques, chimiques et pharmaceutiques.

Contexte :

Le 13 octobre 1840, une ordonnance royale de Louis-Philippe insuffle une nouvelle vie à l’enseignement médical. L’école secondaire est transformée en école préparatoire de médecine et de pharmacie comme 18 autres. Les officiers de santé qui y seront formés ne peuvent exercer que dans les départements du ressort de l’école où ils ont obtenu le diplôme.

1839

24 décembre 1852

Réglementation des types de toges universitaire pour les recteurs, inspecteurs d’académie, doyens et professeurs.

La couleur caractérise la faculté (casimir rouge pour le droit, satin cramoisi – groseille – pour médecine et pharmacie, soie amarante pour les sciences et soie orange pour les lettres. La bande de tissu distinctive, l’épitoge, est portée sur l’épaule gauche. L’hermine est le symbole du grade universitaire avec 3 rangs qui signifient : bachelier, licencié et docteur.

1870

1870-1871

Les universitaires s’engagent dans la défense contre l’occupation prussienne de Dijon.

Parmi eux, Auguste Brullé, professeur de zoologie à la faculté des sciences, défend les habitants après la capitulation de 1870. Jean-Jules Lavalle, professeur à l’école préparatoire de médecine et pharmacie, préside le comité de défense de Dijon et participe à la résistance aux armées prussiennes, notamment le 30 octobre 1870.

Charles Lucien Jeannel, suppléant à la chaire de littérature française entre 1868 et 1871 et Paul Gaudemet agrégé de droit depuis 1868 font partie des 40 otages retenus par les Prussiens à Brême de décembre 1870 à février 1871.

Contexte :

Depuis la chute de l’Empire, pas de changements significatifs. L’université impériale est devenue Université de France. Louis Liard, universitaire qui jouera un grand rôle dans le renouveau universitaire de la fin de siècle (1884-1902), peut écrire qu’« après la guerre de 1870, à la plainte des savants se joint celle des patriotes ; Il apparut que l’insuffisance de notre enseignement supérieur avait bien pu être une des causes de la défaite et dès lors, la réforme de cet enseignement s’imposa comme un mode de relèvement national ».

1884

27 juin 1884

La faculté des sciences intègre ses nouveaux locaux grâce aux travaux d’extension de la faculté rue Monge entrepris par la Ville, qui prend son aspect actuel, visible aujourd’hui à l’angle des rues Monge et Crébillon.

Cette opération, engagée depuis 1874, permet également à la faculté des lettres de s’installer dans la partie centrale des nouveaux bâtiments. Une bibliothèque est installée dans la grande galerie.

1884

1888

Création de l’association générale des étudiants de Dijon (AGED).

Le premier président est Florent Debrand étudiant en droit qui deviendra bâtonnier de l’ordre des avocats à Dijon. La devise est « Faisons le bien en nous amusant ». L’AGED participe en 1907 à la création de l’UNAGEF qui deviendra l’UNEF en 1909.

Contexte :

Une loi votée en décembre 1883 autorise les associations étudiantes en abrogeant les ordonnances de 1820… Ce qui était auparavant un délit

1891

8 mars 1891

Peut-on créer une université régionale à Dijon ?

Depuis 1883 la question de la recréation d’universités régionales structurées et robustes agite le gouvernement, les parlementaires et les universitaires Le projet de loi de 1890 exige notamment comme condition à l’existence d’une future université la réunion de quatre facultés dans une académie.

Danger réel pour Dijon qui n’en possède alors que trois, la médecine étant alors enseignée dans une simple école préparatoire. Le 8 mars 1891 se constitue la Société des amis de l’université de Dijon (SAUD) qui défend l’avenir des facultés de Dijon et de l’école préparatoire de médecine et pharmacie en vue d’obtenir pour elles le titre d’université pour la capitale de la Bourgogne.

Elle rassemble les énergies, soutient la création de cours et de conférences, publie un bulletin et la revue bourguignonne de l’enseignement supérieur.

1891

1 novembre 1895

Agrandissement de l’école de médecine et de pharmacie située dans l’hôpital général par la Ville, exigée par la réorganisation pédagogique et l’évolution des diplômes dans ces disciplines.

Un nouvel étage et une extension sont créées, permettant d’ouvrir des laboratoires de chimie, physiologie et histologie, une bibliothèque, une salle du conseil et un amphithéâtre de pharmacie.

1897

15-17 janvier 1897

Pour fêter la création de l’université de Dijon, trois journées de fêtes mêlent Punch offert par l’association des étudiants, représentation de gala au grand théâtre de la ville et séance solennelle de discours et d’interventions de personnalités universitaires et civiles.

Un grand banquet donné dans la salle des états de Bourgogne conclut ce week-end mémorable auquel le recteur ajoute alors un jour de repos pour les étudiants le lundi, le général Darras faisant de même pour les troupes de la garnison.

Contexte :

Après plusieurs péripéties, la loi du 10 juillet 1896 crée enfin seize universités, une dans chaque académie, marquant le commencement des universités françaises modernes, dont celle de Dijon.

C’est une circulaire ministérielle qui invite les universités à célébrer dignement et par des fêtes, leur inauguration.

1901

7 décembre 1901

Pour augmenter le nombre d’étudiants étrangers et faciliter leur accueil, le recteur de l’université fonde le comité de patronage des étudiants étrangers, dont la première mission est de s’occuper du bien-être matériel et moral des étudiants étrangers en soutien à la faculté qui organise des enseignements spécifiques en cours d’année conduisant à des diplômes et des cours de vacances entre juillet et octobre (culture générale, section commerciale, philologie et section élémentaire).

En 1903, les cours d’été font venir 45 étudiants étrangers. Ils seront 153 en 1907, 709 en1930 et 2207 en1976.  Aujourd’hui le centre international d’études française CIEF poursuit cette mission avec l’université.

1901

17 juin 1902

L’université n’avait jusqu’alors pas de bibliothèque centralisée.

Ses ressources documentaires étaient disséminées dans les lieux d’enseignements avec des espaces de lecture et de stockage très réduits (section droit rue du Petit Potet, section lettres et sciences rue Monge et bibliothèque médecine et pharmacie rue de l’hôpital).

La ville de Dijon cède gratuitement les terrains à proximité de la bibliothèque municipale et de la faculté de droit destinés à y construire la bibliothèque universitaire rue Chabot-Charny qui doit rassembler 48 340 volumes, près de 36 000 thèses, brochures ou écrits académiques et plus de 300 séries de périodiques. La construction est terminée pour la rentrée 1907.

 

1901

28 août 1902

Fondation de l’institut œnologique et agronomique, dans un nouveau bâtiment construit Avenue Victor-Hugo.

Les travaux sont réceptionnés le 10 mai 1907. Les premiers cours de l’institut sont donnés dès 1902 et proposent trois niveaux d’enseignement : enseignement pratique élémentaire, enseignement supérieur (viticulture, étude des fermentations, œnologie) et enseignement technique œnologique.

L’institut se constitue également une bibliothèque comportant plusieurs centaines d’échantillons de vins de provenances variées. Il publie une revue mensuelle pratique d’œnologie, Le petit viticulteur bourguignon, dès 1901.

L’institut s’installe dans un nouveau bâtiment construit avenue Victor Hugo. Les travaux sont réceptionnés le 10 mai 1907.

Contexte :

Les enseignements et la création d’instituts spécialisés sont le fruit de la collaboration entre l’université et les collectivités locales (Ville de Dijon et Conseil général). A cette époque, l’université veut se forger l’image d’une institution à caractère régional.

1901

1903

Des étudiants toujours plus nombreux !

L’effectif double entre 1895 et 1911 avec 1092 inscrits en 1910-1911, alimentant ainsi les ressources financières de l’université, dont les droits d’inscription constituent une partie importante.

Cette augmentation est la conséquence d’une progression de l’attractivité des facultés dijonnaises, de la croissance de Dijon et du besoin accru de professeurs et de fonctionnaires sous la Troisième République.

En 1903, Dijon se place au 2e rang des villes universitaires ayant trois facultés et une école de médecine et pharmacie. Les résultats aux examens et concours sont encourageants, que ce soit en droit, aux concours de l’agrégation en sciences et en lettres. Le taux de licenciés progresse et atteint 58% des inscrits à l’examen en 1914.

1901

1 juillet 1905

L’université prend possession de la propriété Koch rue Chabot-Charny (ancienne maison du singe) où elle construit la faculté des lettres à partir de 1911 accolée à la bibliothèque.

Ce « palais universitaire » forme un édifice imposant de 4500m², réparti sur six niveaux desservis par un escalier de pierre. Celui-ci donne, entre autres, accès à des salles de réunion, d’études et de conférences ; des cabinets de professeurs, des amphithéâtres, un institut de géographie et des salles de collections. Déja saturé à son ouverture, il n’offre aucune possibilité d’extension.

Le bâtiment est terminé en septembre 1914 et la guerre complique l’inauguration de la faculté des lettres, qui n’a finalement lieu qu’en 1923.

1901

10 décembre 1907

Louis Renault reçoit le prix Nobel de la paix à Oslo pour son travail en tant que premier juriste international français et membre de la cour permanente d’arbitrage de La Haye.

Né à Autun en 1843 il est bachelier en lettres à Dijon en 1860 ; reçu 1er au concours d’agrégation des facultés de droit, il est nommé à la faculté de Dijon où il enseigne de 1868 à 1873 le droit romain puis le droit commercial.

Il se marie en 1873 à Dijon à une jeune Dijonnaise, Juliette Thieffait. Sa carrière se poursuit à la Sorbonne. Il devient jurisconsulte, est délégué à de nombreuses conférences internationales et est membre de l’Institut de droit international

1901

1911

L’arrivée des étudiantes : en 1911, elles représentent 10% de l’effectif total des facultés dijonnaises, soit 97 inscriptions, dont 72 étrangères.

Avant 1914, la présence de jeunes filles à l’université reste rare, et très souvent, ce sont des étrangères.

On comptait deux étudiantes anglo-saxonnes en droit en 1900, quatre en lettres en1909, dont la première inscrite en 1906 et les deux premières en sciences arrivées en 1910.

Contexte :
L’enseignement secondaire féminin, mis en place en 1880 en France, ne conduit pas les filles naturellement vers l’université, puisque les lycéens pour jeunes filles ne préparent pas au baccalauréat qui ne deviendra mixte qu’en 1924. La seule solution était alors de préparer en candidates libres les baccalauréats de lettres et de sciences.

1901

9 mai 1911

La station aquicole Grimaldi à Saint-Jean de Losne.

Elle devient une annexe de la faculté des sciences pour les études de biologie aquicole. C’est Albert Ier, prince de Monaco, qui a financé l’achat de cette station grâce aux liens tissés avec Emile Topsent, titulaire de la chaire de zoologie et de physiologie animale de l’université de Dijon. D’autres donateurs ont permis les aménagements et l’équipement.

C’est pour cette raison que la faculté des sciences donna à cette station aquicole le nom patronymique des princes de Monaco.

Cette station, lieu de recherche, de formation de terrain et de colloques, sera active jusqu’en 2000. Cernée par l’urbanisation et la marine de plaisance, l’université s’en séparera en 2017.

1914

1914-1918

L’entrée en guerre et la mobilisation constituent une brisure au cœur de l’université.

Son effectif chute brutalement de 1085 étudiants en 1914, à 268 l’année suivante. Le diplôme d’études françaises, ouvert aux étrangers, concerne neuf candidats en 1914, et aucun ensuite jusqu’en 1920.

En revanche, le nombre d’étudiantes progresse sensiblement : elles remplacent les hommes mobilisés. En lettres, elles sont quatre en 1914 et en 1918, elles représentent la moitié des inscrits.

La guerre bouleverse le fonctionnement de l’université. L’argent se raréfie, et des locaux de l’université sont réquisitionnés : l’institut œnologique de l’avenue Victor Hugo accueille un service de bactériologie militaire, et l’armée américaine s’y installe en 1917.

Utilisé par l’armée américaine dès 1917 pour son service bactériologique, le gouvernement américain fait don du matériel en remerciements en exprimant le souhait qu’il serve à l’hygiène publique. Cela donnera naissance en 1920 l’institut de bactériologie et d’hygiène de Bourgogne-Franche Comté.

A la fin de la guerre des soldats américains étudiants sont inscrits dans les universités françaises avant leur départ ils sont 197 inscrits à Dijon ; Ils publient une revue : The american dijonnais.

Gardons la mémoire des noms des 194 jeunes gens morts pour la France, et dont les noms sont gravés sur des plaques commémoratives, soit 20% de l’effectif de 1914 des étudiants.

1914

8 février 1917

Legs Lucotte à Marsannay-la-Côte

Décès de Jean-Baptiste Hippolyte Lucotte, vigneron sans descendance, qui a lègué en 1904 à l’université son domaine d’une superficie de 6,7 hectares, situé à Marsannay-la-Côte et villages alentour, pour qu’il serve à la recherche et à la pédagogie.

Ce n’est qu’en 1955 que l’université créera le centre expérimental viticole et œnologique voulu par le légataire.

1920

1er juin 1920

Ouverture de l’institut de bactériologie et d’hygiène de Bourgogne Franche-Comté.

Il est situé Avenue Victor-Hugo, en lieu et place de l’institut œnologique et agronomique de Bourgogne, dont il ne reste alors qu’un service d’analyse du vin. Utilisé par l’armée américaine dès 1917 pour son service bactériologique, le gouvernement américain fait don du matériel en remerciements en exprimant le souhait qu’il serve à l’hygiène publique.

Dès 1923 une école d’aide de laboratoire de bactériologie, la seule en France délivrant le diplôme d’État, est adossée à ce nouvel institut alors placé sous la tutelle bienveillante de l’université.

La station agronomique est séparée de l’université et rattachée au nouvel Institut de recherche agronomique (IRA) qui s’associe alors à l’université par une convention de partenariat.

1920

27 juillet 1920

Naissance du Dijon-Université-Club (DUC) avec entre autres sa section d’athlétisme et sa section football qui atteint la demi-finale au championnat de France universitaire de 1928.

En basket-ball et rugby les équipes du DUC sont finalistes des championnats universitaires.

 

 

1920

1923

Premières menaces de suppression.

Les vingt années qui séparent les deux guerres mondiales sont celles des désillusions pour l’université de Dijon, qui se remet mal de la coupure crée par le conflit. Elle a perdu de son dynamisme, apparaît fragilisée et craint pour sa suppression au début des années 1920 que des bruits semblent confirmer.

Début 1923, le ministre de l’Instruction Publique, Léon Bérard, inspiré par les bureaux du ministère, propose de faire disparaître l’université. Triste ironie, cette menace coïncide avec le bicentenaire de sa fondation, en 1722. La nouvelle se répand : consternation et colère se déchainent, les Dijonnais témoignent leur attachement à leur université.

Contexte :

Entre 1923 et 1934, une menace nationale de suppression plane régulièrement les plus petites universités française : Dijon, Besançon, Poitiers, Caen et Clermont-Ferrand.

1920

17 juillet 1923

Célébration du bicentenaire de l’université et de sa faculté de droit en présence du président de la République Alexandre Millerand.

Pour décourager le ministère de ses menaces de suppression, le recteur Rosset, le maire de Dijon Gaston Gérard et Claude Chauveau, président du Conseil général et sénateur de la Côte-d’Or, décident de célébrer le bicentenaire de l’université et de sa faculté de droit, d’inaugurer solennellement les derniers bâtiments construits (la bibliothèque, la faculté des lettres, le laboratoire de chimie appliquée rue du docteur Maret) et demandent à Alexandre Millerand de présider les cérémonies.

Au terme d’une cérémonie saluant le travail accompli par l’université, le Président de la République se déclare heureux d’avoir présidé une cérémonie où ont été pris des engagements solennels garantissant l’avenir de l’université de Dijon, temporairement sauvée…

1920

7 février 1925

Séance solennelle donnée à la cité universitaire Maret, par le recteur Rosset, porteur du projet.

Cette cité étudiante, alors nommée maison des étudiants, est la grande réalisation de l’époque. Le plan définitif de la cité universitaire Maret est présenté en 1923 et la cité rénovée entre en fonction en 1924.

Au premier étage, on trouve un restaurant de 60 couverts, 20 chambres d’étudiants et une salle de travail (sur 50 au total). Au rez-de-chaussée, des salles d’étude ou de récréation et des bureaux. L’ancienne bibliothèque du séminaire est transformée en salle de conférences, nommée salle Stephen Liégeard (ancien étudiant en droit, sous-préfet aux champs, bienfaiteur de l’université et président de la société des amis de l’université).

L’Association Générale des Etudiants (AGED), créée en 1888, et le Dijon Université Club (DUC) y ont leur siège. L’AGED y organise fêtes et réunions. Dans l’ancienne cour arrière sont construits un terrain de sport et de tennis.

Contexte :
Après la séparation de l’Église et de l’État en 1905, les locaux de l’ancien grand séminaire, rue du Docteur Maret, sont affectés à l’université en 1910.

1930

1er juin 1930

Inauguration du foyer des étudiantes boulevard de la Trémouille par le président du Conseil André Tardieu.

Les filles doivent patienter jusqu’en 1930 pour qu’on leur aménage un lieu de vie, doté de 45 chambres et situé à l’angle du boulevard de la Trémouille et de la rue Joseph-Tissot, à côté de l’École normale d’institutrices.

1930

26 février 1932

Le premier titre de docteur honoris causa de l’université de Dijon est attribué à Henri Pirenne, historien belge.

Henri Pirenne, médiéviste et professeur à l’université de Gand, inaugure cette distinction dans la salle des États de Bourgogne. Il est l’une des grandes figures de la résistance non-violente durant la Première guerre mondiale ; auteur d’une histoire de la Belgique en 7 volumes, avec notamment un tome 2 couvrant la période bourguignonne du commencement du XIVe siècle à la mort de Charles le Téméraire.

 

Contexte :
C’est la première fois que l’université de Dijon remet un titre de docteur honoris causa. Ce faisant, elle s’engage dans une longue tradition universitaire qui contribue à affirmer sa présence dans le panorama international et à tisser des liens de coopération. De 1932 à aujourd’hui 20 cérémonies ont été organisées et 73 personnalités étrangères honorées par l’université.

1930

1er juillet 1932

Inauguration de la cité universitaire Maret agrandie et rénovée.

L’agrandissement de la Cité Maret est décidé en 1928, pour réaliser un nouveau restaurant pour 200 personnes avec une cuisine qui fonctionne désormais à l’électricité. De nouvelles chambres sont construites portant la capacité de la cité à 120 chambres, et un nouveau pavillon de sport complète l’ensemble. L’ancien restaurant est transformé en salle d’études.

L’inauguration de la cité rénovée est organisée avant le départ du recteur Terracher, investi dans ce projet. Une journée portes ouvertes proposée aux Dijonnais le 14 novembre suivant attire plus de 1200 personnes.

Une plaque sera apposée à l’entrée de la résidence le 27 novembre 1982 pour son cinquantenaire.

1930

1934

Dijon sauvée par Nancy !

Sauvée une seconde fois, après 1922, par une grâce présidentielle, l’université de Dijon en tire la leçon, consciente que le vent des économies et des planifications emporte d’abord les établissements les plus légers, dont la disparition creuse le moins de vide dans le budget national.

Le journal local Le Bien public du 22 mai 1934 écrit :  » Peu de temps après cette émotion, la ville de Dijon fait un inoubliable accueil au président de la République, Albert Lebrun ».

 

Contexte :
La crise financière de 1934 provoque un grave déficit budgétaire. Pour comprimer les dépenses, le gouvernement Laval projette de supprimer par décret-loi et sans avoir besoin de l’accord du parlement, les universités de Besançon, Caen, Dijon, Nancy et Poitiers. L’université de Nancy obtient la protection du président de la République, Albert Lebrun, attaché à sa ville. Il refuse de signer le texte : le projet de suppression est retiré.

1930

30 octobre 1935

L’université de Dijon bénéficie des premiers financements de la Caisse nationale de recherche scientifique (CNR) en 1937-1938, permettant d’obtenir des financements, des aides techniques pour ses laboratoires, de plusieurs bourses de thèse et des premiers chargés de recherches du CNRS.

Contexte :
La création par décret-loi de la CNR le 30 octobre 1935 marque les débuts d’une politique de recherche scientifique, notamment par les bourses et participation aux financements des laboratoires. La CNR fusionne en 1939 avec le Centre de recherche national appliquée (CNRA), donnant naissance le 19 octobre 1939 au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) qui sera par la suite un partenaire essentiel de l’université.

1940

17 juin 1940

La vie troublée de l’université pendant la Seconde Guerre mondiale.

Comme en 1914, la guerre freine les activités de l’université. L’exode à l’été 1940 désorganise les facultés au moment où doivent se tenir les examens.

En juin, l’armée allemande détruit le véhicule du secrétaire de la faculté de droit, alors qu’il tentait de mettre en lieu sûr les archives de sa faculté.

 

Contexte :
Dès le 17 juin 1940, Dijon se trouve en zone occupée. La ville compte 12 000 hommes affectés à l’administration de Vichy et l’administration militaire allemande.

1940

Octobre 1940

La faculté des lettres est occupée, ainsi qu’une partie de la faculté de droit par l’état-major allemand.

Le drapeau nazi flotte au-dessus de l’entrée du bâtiment, rue Chabot-Charny.

Les cités universitaires rue du docteur Maret et rue Joseph Tissot, l’Institut de l’avenue Victor Hugo et la station aquicole de Saint-Jean-de-Losne sont occupés par la Wehrmacht. La censure concerne dès octobre 1940 des milliers de titres de la bibliothèque universitaire. La publication de thèses doit recevoir le visa allemand.

Malgré les alertes qui interrompent les cours, le manque de chauffage, le couvre-feu, la politique antisémite, les enseignants faits prisonniers… la vie universitaire « se poursuit » jusqu’en 1944. Citons notamment la révocation du doyen de la faculté des sciences Pierre Bugnon, la démission du doyen de la faculté des lettres Georges Chabot et du doyen de la faculté de droit Pierre Louis-Lucas et la mise à la retraite d’office de Geneviève Bianquis, première femme professeur à l’université, parce que qu’elle était femme de plus de 50 ans…

Contexte :
Les universitaires dijonnais pendant l’occupation, le silence des clercs, mémoire de maîtrise d’histoire soutenu par Romuald Petit en 2004, rapporte que l’université fut prudente, s’accommodant au mieux des malheurs de l’époque. Elle ne fut certes pas collaborationniste, les facultés des sciences et des lettres ont même manifesté une timide hostilité à l’ennemi. Les tentatives d’endoctrinement par les autorités françaises et allemandes ont échoué. Les étudiants, eux, étaient plus engagés souvent au péril de leur vie.

1940

12 novembre 1943

Création en France occupée du premier Comité départemental de libération au domicile dijonnais de Georges Connes, professeur d’anglais. Il sera arrêté avec Robert Kûhn professeur de médecine en janvier 1944.

Entre 1940 et 1943, les arrestations se multiplient. Une porte dérobée est aménagée à la faculté de droit pour que les étudiants les plus compromis puissent prendre la fuite en cas d’irruption de la Gestapo.

Des enseignants et étudiants résistants prennent le maquis ; d’autres sont arrêtés et faits prisonniers. Certains sont déportés dans les camps de concentration ou dans les mines de potasse (c’est le cas de Pierre Daudet agrégé de droit, Guy Rigollot 21 ans , André Geiger 20 ans et Simone Plessis à Ravensbrûck). D’autres sont fusillés en représailles de leurs actions notamment 4 étudiants de la section rugby du DUC.

Une poignée de professeurs et quelques étudiants collaborent avec les Allemands. Henri Perrot, 20 ans et étudiant en droit, membre des services de renseignement allemands, tire sur le Chanoine Kir à son domicile le 26 janvier 1944, en représailles d’actions résistantes. Retrouvé et jugé, Henri Perrot est fusillé le 30 octobre 1946.

L’une des premières colonnes françaises qui fit son entrée à Dijon avait à sa tête Robert Hottinger, sous-lieutenant et étudiant en sciences qui s’était engagé dans le bataillon du Morvan.

1940

11 septembre 1944

A la libération de Dijon, le 11 septembre, arrive l’heure de l’épuration.

Un Comité académique d’enquête (CAE) présidé par André Blondel professeur de droit, est chargé de cette tâche pour l’académie de Dijon.

Georges Connes est désigné comme maire de Dijon le 22 septembre 1944. Il accueille à Dijon le Général de Gaulle le 23 octobre suivant. Les professeurs mis à la retraite ou révoqués pendant l’Occupation sont réintégrés.

1945

7 mars 1945

Création du centre d’études bourguignonnes. 

Son domaine embrasse la géographie, l’histoire, l’économie, les arts, la littérature, les traditions populaires, la géologie et l’histoire naturelle. Il organise des conférences et fait renaître Les Annales de Bourgogne, dont la création remonte à 1929. Il subventionne enfin deux revues : Histoire du droit bourguignon et Histoire naturelle de Bourgogne.

Toujours en 1945, la faculté de droit s’enrichit d’un Institut de préparation aux affaires, subventionné par la ville de Dijon et le conseil général.

1945

30 décembre 1945

Dernières menaces de suppression.

Au sortir de la guerre, l’université est dans une situation critique. Il faut relancer une nouvelle fois la mécanique universitaire et retrouver les moyens d’assurer un enseignement et une recherche de qualité.

Un projet de loi prévoit la suppression de la faculté des sciences à Dijon et Besançon et la répartition des enseignements de lettres entre les deux universités.

Le 30 décembre, grâce à l’action à l’assemblée nationale de Georges Cogniot, rapporteur spécial du budget de l’éducation nationale et ancien professeur à Dijon, de Claude Guyot, député de la Côte-d’Or et agrégé d’histoire, et du Chanoine Kir, ancien résistant et maire de Dijon, le ministre de l’Éducation nationale revient sur son projet de suppression.

C’est, à l’heure actuelle, la dernière remise en cause de l’université de Dijon.

Contexte :
Dès 1945, le ministère reprend un ancien de projet visant à regrouper les petites universités jugées incapables de se développer, estimant qu’un relèvement serait trop coûteux. Ce programme s’intègre dans un plan général de réorganisation de l’enseignement supérieur, lui-même inclus dans le projet de budget de l’éducation nationale déposé à l’assemblée nationale par Paul Giacobbi, ministre de l’éducation nationale.

1945

1946-1955

De nouvelles dispositions sociales et participatives pour les étudiants.

La cité universitaire Maret est remise en état après avoir été occupée pendant la guerre par les soldats allemands. Une fois rénovée, elle peut accueillir 120 étudiants. Le foyer des étudiantes, boulevard de la Trémouille, rend à nouveau 41 chambres disponibles. Le ministre André Marie inaugure la nouvelle cité universitaire le 10 janvier 1954.

Dès 1945, les étudiants peuvent également élire des représentants au conseil de l’Université, et dans les conseils de facultés et d’instituts, chaque année.

En 1949 à Dijon, sur un total de 1069 étudiants, 53 seulement ont voté, désignant cinq d’entre eux, dont une jeune étudiante. Les élections ne faisaient déjà pas recette.

Contexte :

Les étudiants bénéficient grâce à la loi du 23 septembre 1948 de l’affiliation au régime de la sécurité sociale, rendu obligatoire.
Le 16 mai 1949, un arrêté fixe les dispositions pour l’attribution des bourses d’enseignement supérieur.
Les CROUS sont créés par la loi du 16 avril 1955.

1945

21 février 1946

Prise de fonction du nouveau recteur Marcel Bouchard et projet du campus Montmuzard.

À son arrivée, il est surpris par cette université confinée dans des locaux étriqués et inadaptés. Malgré les aménagements successifs des locaux universitaires au centre-ville et avec de nombreux espoirs d’extension plus importante déçus, l’université étouffe. Cette situation l’amène à conclure « de ce qu’il savait et de ce qu’il voyait, qu’il fallait oser voir grand et regarder loin ou bien se résigner à périr« .

Son objectif est alors de rapidement donner à l’université l’espace nécessaire à son développement. Le choix se porte sur la colline de Montmuzard, occupée à l’époque par des vergers et quelques zones marécageuses. Il y voyait « un espace qui ne manquerait pas et où un champ illimité s’ouvrirait à son avenir« .

Le recteur Bouchard prend modèle sur les campus des universités anglaises et américaines, qui rassemblent leurs bâtiments dans un même endroit. Le plan d’urbanisme de Dijon réserve ainsi dès 1945 au centre universitaire un terrain de 45 hectares. La création de ce nouveau campus peut alors commencer.

 

1945

1949

Création de l’Institut régional d’éducation physique et sportive (IREPS) pour la formation des futurs enseignants d’éducation physique et sportive, qui fonctionne en symbiose avec le CREPS, avec des cours et activités communs.

L’IREPS sera rattaché en août 1967 à l’université avant de devenir UEREPS en 1970.

Bernard Santona est le premier professeur d’EPS de l’université en 1955.

1950

6 novembre 1950

Le ministre de l’Éducation nationale Pierre-Olivier Papie pose la première pierre de la faculté des sciences, boulevard Gabriel.

Le projet est élaboré sur une hypothèse de mille étudiants, alors qu’à ce moment il n’y en avait que 250 ! Il est jugé pharaonique. On plaisante en ville sur cette première pierre qui reste bien seule à cause de quelques péripéties qui empêchent les travaux.

Fin 1952, Roger Barade, architecte du département, prend en charge ce dossier à la demande du recteur Bouchard. Il métamorphose le projet initial, fait évoluer la façade et remanie le plan d’aménagement intérieur, à la satisfaction des futurs utilisateurs. Les travaux démarrent réellement en janvier 1953 et s’achèvent en 1957.

1950

1953

Création du centre d’expérimentation viticole et œnologique à Marsannay-la-Côte.

Sous l’impulsion du recteur Bouchard, la propriété dont l’université dispose depuis le décès d’Hyppolite Lucotte en 1917 est transformée en centre d’études pour la viticulture et l’œnologie, conformément au souhait du légataire du domaine.

Les locaux sont aménagés pour l’enseignement la recherche et l’expérimentation, équipés de caves, cuveries et d’un laboratoire d’analyse indispensable en période de vendanges. Le domaine dispose de plus de deux hectares plantés en vigne répartis sur plusieurs parcelles. Jacques Bergeret maître-assistant dirigera le centre jusqu’en 1982. Il sera après Georges Curtel en 1913 le premier enseignent titulaire en chimie appliquée et œnologie.

Le vignoble est planté entre 1955 et 1959 avec des cépages bourguignons (pinot noir, gamay, aligoté et chardonnay). Les vins produits sous le sceau de l’université sont commercialisés dès la première cuvée issue du centre en 1959.

 

Contexte :

Cette création accompagne le développement de nouvelles formations autour des métiers du vin, dont un certificat d’études supérieures d’œnologie (1948) et surtout le diplôme national d’œnologue créé par la loi du 19 mars 1955 et ouvert dans cinq universités dont Dijon.

1950

10 janvier 1954

André Marie, ministre de l’Éducation nationale, inaugure la cité Maret rénovée.

L’AGED perd son foyer, transformé en salle à manger assez vastes et en une nouvelle cuisine.

Contexte :

La loi du 16 avril 1955 institue le CNOUS et les CROUS en région. Leurs activités portent sur le logement des étudiants, la restauration universitaire, le service social, le tourisme universitaire, l’accueil aux étudiants étrangers et la liaison étudiants entreprises. Les CROUS offrent progressivement des services de plus en plus importants.

1950

1955

Pierre Étienne-Martin, directeur de l’École de médecine et pharmacie depuis 1945, est désavoué sous l’action de Robert Kuhn, professeur d’anatomie pathologique et ancien président du conseil général qui convoitait la direction de l’École. Sa charge de directeur de l’école lui est retirée.

Ce « complot » (dixit le recteur Bouchard) bloque son projet de transformer l’école en faculté et de l’installer sur le campus Montmuzard. Le nouveau projet proposé par Robert Kuhn est refusé par le ministère en 1955. Joseph de Girardier, élu directeur de l’École à la retraite de R. Kuhn reprend le projet de P. Étienne-Martin, et promeut son exécution jusqu’à sa retraite en 1966.

Contexte :

L’École préparatoire de médecine et de pharmacie, jusqu’alors gérée par la municipalité, passe sous gestion nationale par un décret du 6 mai 1956. Ses personnels deviennent des personnels universitaires d’État. Cette « nationalisation » se traduit également par le fait que les étudiants peuvent réaliser la totalité des études en médecine ou pharmacie soit 6 ou 5 ans à Dijon.

1957

12 octobre 1957

René Billères, ministre de l’Éducation nationale, inaugure la nouvelle faculté des sciences, et pose la première pierre de la faculté de droit et de sciences économiques. À noter que les revêtements en pierres du Châtillonnais (carrières de Chamesson) sont devenus la marque du campus de Dijon.

Il déclare que « c’est l’avenir qui ouvre les portes de l’avenir » en guidant la main de la jeune Brigitte Barade pour couper le ruban symbolique de la nouvelle faculté des sciences.

Après dix ans de luttes et d’efforts tenaces, le recteur Bouchard écrira « que son achèvement signalait la fin des temps difficiles et semblait ouvrir à l’université des années paisibles… » Depuis 2012, le bâtiment Gabriel est inscrit comme monument historique.

 

Contexte :

Le plan-masse du projet « Campus Montmuzard« , est présenté par Roger Barade architecte du campus en mars 1958 puis complété et amendé jusqu’à celui de 1965.

1959

18 avril 1959

Le Général de Gaulle, président de la République, visite la faculté des sciences et le campus en construction.

Il comble d’éloges les acteurs de cette réalisation, dont le recteur Bouchard.

1959

8-15 septembre 1959

Réunion à Dijon de la conférence des recteurs et vice-chanceliers des universités européennes. Les deux premiers pavillons de la résidence universitaire sont ouverts à cette occasion le 9 septembre 1969.

Le but de cette conférence est le développement de la coopération entre les universités européennes et la mise en place d’une structure pérenne adoptée le 12 septembre : la conférence des recteurs européens (CRE) dont le recteur Bouchard sera le premier président.

Le cortège des participants, de la faculté Chabot-Charny au Palais des ducs, dans leurs costumes consacrés par des siècles de tradition, impressionne les journaux locaux. Cette réunion marque l’avènement de l’Europe universitaire et doit une large part de son succès à l’engagement et la convivialité du recteur Bouchard.

1961

1961-1967

Première installation de l’INRA sur le campus, avec un bâtiment situé le long de la future rue Sully, direction Quetigny.

En 1965 par la volonté d’Edgard Pisani ministre de l’Agriculture, des laboratoires de la région parisienne sont relocalisés à Dijon.

Entre 1965 et 1967, l’enseignement supérieur agricole rejoint le campus (ENSSAA, INPSA, INRAP) sur l’impulsion d’Edgard Pisani. L’ENITA est implantée à Quetigny.

Contexte :

E. Pisani, ministre de l’agriculture entre 1961 et 1966, décide de décentraliser les organismes relevant de son ministère. Dijon en bénéficiera largement.

 

1961

6 octobre 1962

Inauguration de la faculté de droit et sciences économiques, dans un bâtiment prévu pour réunir les facultés de droit, de lettres et sciences humaines, dans un style architectural rappelant celui de la faculté des sciences.

La nouvelle bibliothèque universitaire, le 3è pavillon de la résidence universitaire et la centrale thermique prévue pour chauffer l’ensemble du campus sont également inaugurés.

1961

6 novembre 1962

L’IBANA, institut de biologie appliquée à la nutrition et à l’alimentation, est officiellement créé comme institut d’université. Son premier directeur est Jean Keilling.

Sa première rentrée se fait en 1964. L’idée avait germé quelques années auparavant des discussions entre Pierre Étienne-Martin, de l’école de médecine, et de Maurice Bernard, industriel dijonnais, président du syndicat national de l’alimentation.

L’idée était, en allant de l’agriculture jusqu’à la diététique, de constituer à l’université un domaine où elle pourrait faire œuvre originale et vers lequel la portait une vocation régionale.

1961

1 décembre 1962

Inauguration de l’hôpital du Bocage, devenu depuis le début des travaux centre hospitalo-universitaire (CHU).

Le pôle hospitalo-universitaire se développe avec l’installation d’institutions liées dans les années qui suivent : centre de lutte conte le cancer Georges-François Leclerc et maternité (1967), école de sages femmes et école de puériculture (1970), école d’infirmières (1973), hôpital d’enfants (1974).

L’école de masso-kinésithérapie rejoint le campus en 1978 après quinze années à l’hôpital général. Devenu Institut de formation en masso-kinesithérapie de Dijon, il se dotera de bâtiments propres en 1993.

Contexte :

L’ordonnance créant les CHU centres hospitalo-universitaires (loi Debré) est prise le 30 décembre 1958. Leurs personnels enseignants sont placés sous la tutelle des deux institutions (CHU et université).

1961

17-20 septembre 1963

À l’occasion du colloque international sur l’habitat de l’étudiant qui se déroule sur le campus, le 4è pavillon de logements universitaires pour garçons et le restaurant universitaire qui faisait jusqu’alors défaut, sont inaugurés.

1965

9 octobre 1965

Inauguration du centre régional de documentation pédagogique (CRDP), du bâtiment de laboratoires de l’IBANA, du 5è et 6è pavillon de garçons et du premier de la résidence Mansard pour les étudiantes (achevé en 5 mois) et avec 5 autres pavillons en construction.

La nouvelle faculté des lettres et des sciences humaines vient de rejoindre celle de droit, elle-même complétée par le dernier tronçon (espace administratif). Pose de la première pierre de l’école de médecine et de pharmacie.

1965

1 janvier 1966

Deux laboratoires de chimie sont labellisés CNRS à Dijon en octobre 1966 : LA23 (recherche sur la réactivité des solides – LRRS) et le LA 33 (polarographie organique).

Dès l’année suivante le laboratoire de physique des solides et photoélectricité obtiendra le label d’équipe associée au CNRS.

En quelques années le label CNRS s’étendra au laboratoire de cytologie et physiologie des insectes, au laboratoire de physiologie animale et de nutrition, au laboratoire de biochimie des interactions cellulaires.

Seront concernés ensuite le le centre de recherches sur le droit des marchés internationaux (CREDIMI), à l’institut des mathématiques économiques (IME) et à l’institut de recherches sur l’économie de l’éducation (IREDU).

Contexte :

Le CNRS crée au sein des universités les laboratoires associés, les faisant ainsi bénéficier d’un label national, de moyens humains et financiers. C’est un succès, puisque deux cents labos demandent l’association dès 1966.

1965

Septembre 1966

L’Institut de formation d’éducateurs spécialisés (IFES) est créé en 1962, et s’installe dans un bâtiment à mi-chemin entre le campus et le complexe hospitalier, en septembre 1966.

Son diplôme est reconnu diplôme d’État en 1967. Depuis, ses formations se sont élargies aux métiers du travail social.

1965

1967

La grande halle des sports préfabriquée de 3000m² est réalisée et entre en service en 1967.

Des terrains et des pistes sont aménagés à proximité. Le centre sportif de l’université va progressivement devenir un vaste ensemble avec en 1972 de nouvelles installations couvertes sur 2200 m2 et des aménagements de plein air pour l’athlétisme et les sports collectifs.

1965

23 août 1967

L’IREPS, institut régional d’éducation physique et sportive (future UFR STAPS), intègre l’université, en lien avec la faculté de médecine.
La première rentrée d’étudiants s’est effectuée en octobre 1966.

Ses statuts sont approuvés par décret le 23 août.

1965

23 septembre 1967

Transformation dans la douleur de l’école de médecine et de pharmacie en faculté mixte, après des tentatives de suppression par le ministère des études pharmaceutiques dans les écoles de médecine et pharmacie.

Tollé au sein de l’université de Dijon et du monde industriel, économique et politique, qui conduit le premier ministre Georges Pompidou à agir et finalement à donner raison à Dijon.

Conséquence collatérale : le directeur de l’enseignement supérieur, mis à mal par cette affaire, annonce le 6 octobre 1967à Marcel Bouchard qu’il n’est plus recteur de l’académie de Dijon, ce qui sera confirmé officiellement le 23 décembre 1967 : « C’était mon cadeau de Noël » écrira t’il.

1968

11, 13 mai 1968

« Mai 68 » est à Dijon l’occasion d’une mobilisation étudiante jamais vue.

Samedi 11 mai, suite aux émeutes du Quartier Latin (Paris) et en signe de solidarité, plusieurs milliers de personnes manifestent sous la pluie, sur un trajet qui part du campus pour aller jusqu’à place de la République.

Lundi 13 mai, la grève générale de solidarité est décidée. Un défilé de 8000 personnes arpente les rues du centre-ville. Du jamais-vu à Dijon dont l’université rassemble 10000 étudiants.

Les étudiants occupent les bâtiments jour et nuit (facultés, restaurants et cités universitaires), dans une ambiance à la fois joyeuse et tendue, les occupants craignant l’intervention de militants anti-grévistes. La journée est consacrée à des Assemblées générales pour décider notamment du sort des examens et à des groupes de travail pour préparer la future université.

A Dijon, le comité de défense des libertés étudiantes est très actif ; il s’oppose aux grévistes et occupe notamment trois jours la faculté Chabot-Charny.

Le 31 mai, plusieurs milliers de participants (12 000?) défilent dans Dijon à l’appel des gaullistes pour la défense de la République et le soutien au général de Gaulle.

Contexte :

La loi d’orientation de l’enseignement supérieur préparée par le ministre Edgar Faure, professeur d’histoire du droit à Dijon, est publiée le 12 novembre 1968. Vers une université pluridisciplinaire, autonome et participative.

Jacques Sauvageot, leader national étudiant de mai 1968 a été étudiant en lettres à Dijon et a présidé l’AGED-UNEF de 1965 à 1967.

1968

27 mai 1968

Création de l’institut universitaire de technologie à Dijon avec 4 départements ouverts en octobre 1968.
– Génie mécanique,
– Carrières de l’information,
– Administration des collectivités publiques
– Biologie appliquée

Contexte :

Les IUT sont créés en 1966, mais Dijon ne figure pas dans la liste des premiers IUT publiée en 1966-1967.

1968

Rentrée 1968

Le bâtiment de la faculté mixte de médecine et pharmacie entre en service (pas d’inauguration) et les premiers étudiants font leur rentrée en octobre dans cette nouvelle faculté.

Elle est construite à partir de 1966 à proximité immédiate du CHU et à quelques centaines de mètres du campus, sur le jardin du stand de tir du Bocage, installé à cet endroit depuis 1880. Une partie, le bâtiment B2 est intégrée au CHU.

Il faudra attendre 1991 pour qu’une liaison téléphonique et informatique directe joignent les deux parties du campus.

A la rentrée 1968 sont également ouverts à l’enseignement les deux grands amphithéâtre Aristote et Platon respectivement de 800 et 600 places.

1970

1969-1970

Pendant ces deux années, en 1969 et 1970, cohabitent les conseils transitoires de gestion des facultés et de nouveaux conseils.

L’assemblée constitutive de l’université de Dijon élit Jean Richard à sa tête en janvier 1970 pour élaborer les statuts de la nouvelle université, qui sont approuvés par arrêté ministériel le 14 décembre 1970.

Ils précisent que l’université constitue, conformément à la loi d’orientation du 12 novembre 1968, un établissement public autonome, pluridisciplinaire, à caractère scientifique et culturel.

Contrairement à d’autres villes de même importance, Dijon demande la création d’une seule université (Nancy en aura deux, Grenoble 3).

1971

1971 – 1972

Les dernières constructions de l’ère Bouchard-Barade sont mises en service.

La BU scientifique ouvre en 1971. Non prévue dans les plans initiaux, elle est édifiée au centre des bâtiments scientifiques. Rénovée elle deviendra le Cortex en 2021.

En 1972 est ouverte la faculté des sciences Mirande, insérée dans l’espace des pavillons de logements universitaires et construite comme une annexe de la faculté des sciences pour toutes les disciplines scientifiques et propose 40000 m² de plancher et 5 amphithéâtres de 300 places.

A l’extérieur, l’esplanade d’entrée est décorée en 1974 par La tente, une sculpture de Yaacov Agam. L’université installe dans ce nouveau bâtiment la présidence, les services centraux et l’agence comptable, auparavant hébergés de manière étroite dans les locaux de l’IBANA. Cette situation durera jusqu’en 1996.

Avec ces deux bâtiments, Roger Barade est pour la dernière fois l’architecte de constructions du campus.

1971

8 janvier 1971

Les premières élections universitaires ont lieu le 8 janvier 1971.

Elles sont suivies du premier conseil de l’université, dans la nouvelle configuration qui procède à l’élection de ses 12 personnalités extérieures. On y trouve deux figures marquantes : Francis Jeanson, philosophe, fondateur de la maison de la culture de Chalon-sur-Saône qui lancera la politique culturelle de l’université, et un certain François Mitterand, alors président du conseil général de la Nièvre, qui viendra d’ailleurs une seule fois à une réunion du conseil, le 30 septembre 1971.

On y trouve également un adjoint et non le maire de Dijon Robert Poujade, le maire socialiste de Chalon-sur-Saône et le maire socialiste de Quetigny, commune de la banlieue de Dijon, président de la fédération des agriculteurs.

1971

30 janvier 1971

Le Conseil étant complet, le 30 janvier 1971 se déroule l’élection du premier président de l’université.

Par 40 voix contre 24, Françoise Moret-Bailly, 37 ans, professeur de Mathématique et présidente du conseil provisoire de la faculté de sciences, qui représente l’Intersyndicale des syndicats de gauche, est élue.

Face à elle se présentait Jean Richard, président de l’assemblée constitutive et d’une sensibilité différente.

L’université de Dijon fait sensation en élisant la première femme présidente de l’université en France ; quatre vice-présidents sont également élus : Jean-Claude Eicher, Pierre Monteil, Alain Caignol et Roger Rémond (voir le visuel).

La présidente met en place rapidement les organes de travail de l’université et propose le secrétaire général, René Rosez, conseiller d’administration, chef de service à la faculté des sciences et l’agent comptable, Bernard Depasse venant de l’École d’horlogerie de Besançon.

1971

30 juin 1971

L’enseignement des disciplines médicales ne cesse de se développer depuis l’ouverture de la faculté de médecine – pharmacie en 1967, retenant à Dijon des étudiants qui seraient partis vers les universités voisines.

Elle accueille 1806 étudiants en 1974, soit 531 de plus qu’en 1971. Avec l’instauration du concours de fin de première année des études médicales, seuls 150 étudiants sont admis en 2è année pour respecter le numerus clausus instauré en juin 1971.

Ce chiffre est constamment en baisse depuis pour n’être que de 84 en 1991. Malgré ce concours, la progression du nombre d’étudiants en médecine ne faiblit pas.

Contexte :

L’instauration du numerus clausus pour l’entrée en 2ème année de médecine est prévue dans l’article 45 de la loi d’orientation, pour établir une corrélation avec les postes d’étudiants hospitaliers. La norme ministérielle est de un étudiant pour 5 lits d’hôpital.

1972

1er octobre 1972

Création du SUFCOB, service de formation continue de Bourgogne.

Dijon peut s’enorgueillir d’être la seule université en France à avoir réussi ce travail en un si court laps de temps, sous l’impulsion de Michel Guyot, professeur de biologie végétale, qui en devient le premier directeur.

1972

Mars 1973

Grèves et manifestations en mars 1973, sur fonds de difficultés budgétaires et réformes ministérielles impopulaires.

Des incidents se déroulent le 30 mars en géographie, et Jacques Chardonnet argue de l’atteinte à la liberté de travail pour déplacer son cours au buffet de la gare. (Les Dépêches, 31 mars 1973).

Sur cette affaire, qui deviendra l’affaire « Chardonnet », la confiance est votée au Président et au directeur d’UER. En novembre 1974 le même professeur suscite des incidents qui vont jusqu’à la séquestration du doyen.

Contexte :

Dès 1971 les étudiants protestent contre le projet d’instituts techniques de formation pédagogique. En 1973, un mouvement plus virulent rejette la réforme du premier cycle universitaire avec la mise en place des DEUG, diplôme d’études universitaires générales, par Joseph Fontanet ministre de l’Éducation nationale, et les restrictions imposées par Michel Debré, ministre des Armées, sur la possibilité de sursis au service militaire.

1973

Octobre – Novembre 1973

Françoise Moret-Bailly démissionne le 19 octobre 1973.

Elle explique que l’autonomie est abandonnée au profit de la gestion des difficultés, la gestion centralisée imposée pour l’essentiel, et le budget insuffisant : « Quant à l’autonomie, elle est sans doute séduisante, mais l’autonomie des universités risque de n’être qu’un leurre ».

Ce discours est illustré par la fermeture de la bibliothèque universitaire du 5 au 10 novembre 1973, qui fait titrer par un journal local « Comment mettre fin à la grande misère des bibliothèques universitaires ? » En effet aucun livre n’avait pu être acheté depuis le 1er juin 1972 et la bibliothèque est en cessation de paiement.

Avant l’élection du nouveau Président, un débat d’orientation est organisé. Pierre Feuillée, président de la commission de l’enseignement, professeur de géologie, est seul candidat à la succession, l’intersyndicale, pourtant majoritaire dans le conseil, n’ayant pas présenté de candidat.

Le premier tour marque la difficulté de cette élection ; Pierre Feuillée obtient 20 voix, mais on compte 21 blancs, 2 nuls et 1 voix pour Jean-Bernard Blaise. Il faut aller au quatrième tour, pour que Pierre Feuillée, 41 ans, soit élu 2e président de l’université par 38 voix et 6 blancs.

1973

1974

L’Hommage à Jacques Monod de Gottfried Honegger est la première œuvre est installée en 1974 devant la faculté de médecine et de pharmacie.

Elle est l’objet de nombreuses souillures de la part des étudiants carabins et l’objet de violentes polémiques dans la presse. Elle est finalement déplacée  en octobre 1976 entre faculté de droit et bibliothèque universitaire au cœur du campus.

C’est une originalité remarquable du campus universitaire de Dijon pour ses visiteurs qui découvrent des œuvres d’art contemporain monumentales érigées à l’extérieur près des bâtiments. C’est à l’époque le résultat du travail d’une commission et du conseiller artistique du recteur, Serge Lemoine alors universitaire dijonnais spécialiste d’histoire de l’art.

1973

8 juin 1974

Jean-Pierre Soisson, maire d’Auxerre, inaugure au gouvernement la charge de secrétaire d’État aux universités le 8 juin 1974.

Il vient le 30 septembre 1974 ouvrir à Dijon un symposium international sur la coopération interuniversitaire dans l’enseignement à distance, visite l’université et promet une construction pour l’UER des langues.

1973

Rentrées 1974 et 1975

Ouverture de nouvelles filières, nouveaux diplômes et nouveaux services.

Ouverture de la filière pluridisciplinaire AES – administration économique et sociale – qui diversifie les formations et ouvre les débouchés en droit et économie.

Ouverture également d’une nouvelle filière en faculté des langues, dite de langues étrangères appliquées (LEA). Elle est orientée vers les débouchés du tertiaire, associant pratique linguistique et formation pour les entreprises (décret 1er mars 1973).

Création des DESS – diplôme d’études supérieures spécialisées (ancêtres des master professionnels), nouveaux diplômes de troisième cycle à vocation professionnelle créés par arrêtés du 16 avril 1974. Les premiers ouvrent à Dijon à la rentrée 1975 en droit, sciences économiques, sciences et sciences pharmaceutiques et biologiques.

En septembre 1974 sont également créés l’Institut de recherche sur l’enseignement des mathématiques (IREM), organisateur depuis 1982 du rallye mathématiques pour les lycéens de l’académie et la cellule d’information et d’orientation qui deviendra plus tard le SIO. Elle organise le 12 mars 1980 la première journée porte ouverte à destination des lycéens

1975

28 mai 1975

Inauguration du centre de médecine préventive qui emménage dans de nouveaux locaux à côté du restaurant Montmuzard.

Il est conçu par l’architecte François Ruault, qui faisait partie de l’équipe de Roger Barade dès la création de la première faculté des sciences.

1975

Rentrée 1975

Les nouveaux « troisième cycle » DEA et doctorats sont mis en place.

– Cinq en droit : organisations juridiques et politiques des relations économiques et monétaires internationales ; histoire des institutions et des droits régionaux ; études politiques ; techniques et sources du droit ; droit fiscal ;

– Quatre en économie : analyse des circuits monétaires et financiers, mathématiques appliquées à l’économie ; économie des ressources humaines ; économie rurale et espace rural ;

– Huit en lettres et sciences humaines : recherches sur l’image et le symbole ; langues, littératures et civilisations de l’Antiquité classique ; idéologie, mentalités et civilisations au siècle des lumières ; civilisation du Moyen Âge ; histoire économique et sociale du Monde Contemporain ; climatologie générale et régionale ; philosophie de l’existence ; archéologie de la Gaule ;

– Six en sciences : mathématiques ; biologie animale ; physique-électronique des matériaux ; chimie physique ; sédimentologie-paléontologie ; nutrition et alimentation.

1975

Octobre 1975

Les deux premiers départements à l’IUT du Creusot ouvrent à la rentrée universitaire 1975, précisément le 20 octobre :

• Génie mécanique, option construction et fabrication
• Génie électrique, option électrotechnique et option automatique

L’IUT du Creusot s’installe dans ses nouveaux locaux en 1976.

Contexte :

C’est octobre 1972 qu’Olivier Guichard, le ministre de l’Éducation nationale, annonce la création de l’IUT du Creusot. Il indique que : «compte tenu de l’aire de recrutement couverte par cet établissement, toutes les demandes de créations qui pourraient être formulées sur Mâcon, Chalon, Nevers et Dijon devront être écartées », allant ainsi contre les projets de l’université de Dijon…

1976

16 janvier 1976

L’arrêté réformant le deuxième cycle par Alice Saunier-Séité, nouvelle secrétaire d’État aux universités est publié le 16 janvier 1976.

Cette réforme suscite l’hostilité du conseil d’université à Dijon mais aussi celle de quarante autres conseils, et des mouvements étudiants  virulents. L’administration et l’imprimerie universitaire sont occupées par les étudiants pendant ces 9 semaines jusqu’au 30 avril ; elle oblige à revoir l’organisation des examens.

1976

13 novembre 1976

L’Université pour Tous (UTB), sorte d’université de tous les savoirs, ouvre ses premiers cours le 13 novembre 1976. 

Avec l’UTB, l’université s’inscrit dans une démarche d’ouverture. Michel Guyot, s’adressant aux premiers auditeurs, le spécifie clairement : il ne s’agit pas de créer une université du troisième âge, le service sera « pour tous ». C’est le vieux rêve de l’éducation permanente qui ressurgit là : permettre, à chacun, quelle que soit son instruction préalable, son âge, son milieu, son sexe, de pouvoir s’informer, apprendre, connaître…

Contexte :

Durant toute son histoire l’université a accueilli des auditeurs qui venaient assister aux cours, sans autre motivation que leur bon plaisir. La fin du XIXe siècle en particulier a vu se multiplier les cours publics, et les « auditeurs libres » sont présents dans de nombreuses disciplines.

Ce qui est nouveau avec l’UTB, c’est la volonté d’ouverture systématique traduite par la création d’un service, et le nombre d’auditeurs concernés : ils ne seront plus quelques dizaines ou une centaine d’auditeurs ponctuels, mais des centaines (887 en 1980) et bientôt plusieurs milliers à suivre régulièrement des cours hebdomadaires.

Le concept diffusera dans toute la Bourgogne avec la création de centres UTB à Auxerre, Beaune, Chalon-sur-Saône, Mâcon et Sens…

 

1976

18 février 1977

Signature d’une convention avec l’université de Mayence.

La collaboration avec l’université de Mayence est réactivée. Le recteur Schneider visite du 3 au 5 octobre 1975 l’université de Dijon et pose les prémices d’une convention qui est signée après les premiers échanges entre juristes le 18 février 1977.

1976

10 décembre 1977

Roger Guillemin reçoit le prix Nobel de médecine (ou physiologie) à Stockolm.

Né à Dijon en 1924, il entreprend des études de médecine à l’école de Dijon en 1943 et obtient le doctorat en médecine à Lyon en 1949. Il part pour Montréal où il soutient une thèse d’endocrinologie en 1952 et finalement s’installe à San Diego (USA).

Il découvre là les endorphines qui régulent l’hypophyse et le pancréas.

Il est reçu comme docteur honoris causa de l’université de Dijon le 4 novembre 1978.

1978

20 juin 1978

Inauguration des locaux de l’UER EPS (depuis 1985 UFR STAPS) sur le campus dijonnais.

Dès 1975, le secrétaire d’État à la jeunesse et aux sports décide de construire un bâtiment destiné à recevoir l’UER EPS, pour donner un lieu, un centre à cette jeune UER et accompagner son développement. Le projet initial prévoyait une piscine pour laquelle les crédits n’ont pas été accordés.

En juin 1978, ces locaux tant attendus sont malheureusement inaugurés sans Bernard Santona, premier directeur de l’UEREPS qui avait porté le projet mais est décédé le 1er février 1978.

1978

23 novembre 1978

Jacques Vaudiaux, chargé de conférences en sciences politiques est élu troisième président de l’université.

Il était opposé à Pierre Hartmann, directeur de l’IUT de Dijon. Jacques Vaudiaux, 44 ans, ancien doyen de la faculté de droit et de science politique et alors directeur du SUFCOB, a pu se présenter sans être membre du collège A (Professeurs) ce qui est normalement la règle.

1978

1980

Un concours de fin de première année est également mis en place pour les études de pharmacie.

1978

Automne 1980

Le couperet d’Alice Saunier-Seîté tombe sur les habilitations de deuxième et troisième cycles à Dijon ; Pour les DEA, sur 19 demandes déposées, 13 seulement sont satisfaites, il n’y a que 3 DESS habilités.

En réaction, plusieurs manifestations marquent l’hostilité des étudiants à cette carte universitaire néfaste pour Dijon et demandent le rétablissement des diplômes supprimés.

Le 14 janvier « malgré le froid et la neige, deux mille étudiants défilent dans la rue à Dijon, accompagnés cette fois d’enseignants du SNESup et du SGEN-CFDT ». « On peut actuellement estimer à 8000 sur les 13800 le nombre d’étudiants dans la grève » (Les Dépêches-15 janvier 1981).

Contexte :

La politique nationale d’Alice Saunier-Seité est très sévère lors des renouvellements d’habilitation de diplômes en 1980. Beaucoup sont supprimées.

1981

1981

Création du centre de calcul de l’université.

1981

9-10 octobre 1981

En amont d’un grand colloque national sur la Recherche, le ministre Jean-Pierre Chevènement et Pierre Joxe, président du conseil régional, participent au colloque régional « la recherche en Bourgogne », dont le rapporteur est Jacques Vaudiaux, Président de l’université.

Contexte :

Le 10 mai 1981, François Mitterrand  est élu président de la République. Alain Savary et Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’Éducation nationale et ministre de la Recherche et de la Technologie. La recherche et le développement technologique deviennent une priorité nationale.

1981

22 janvier 1982

L’université accueille le 22 janvier 1982 une session « Informatique en Bourgogne, besoins régionaux et formation universitaire » réunissant plus de 200 personnes et engageant les dossiers de création du DUT d’Informatique, de la licence et de la maîtrise d’informatique.

1981

26 avril 1982

Diffusion de la première émission de Radio-Dijon-Campus.

Cette radio libre associative et composée d’universitaires a été lancée par l’association ADEXPRA, fondée et présidée par Claude Patriat. Dès 1982, Radio campus passe une convention avec l’université. En 1983, elle diffuse 17 h d’émission par jour et mobilise 100 bénévoles et en 1984 elle s’installe dans un studio à l’Atheneum. À partir de janvier 1991 elle émet sur 92,2 MHz depuis les hauteurs de Chenôve.

Depuis, Radio Dijon Campus « met la puce à l’oreille » de ses auditeurs, reste branchée sur l’université avec des étudiants et une équipe de permanents pour l’animation et la programmation et l’accompagnement des bénévoles. L’année de ses 20 ans elle est la plus ancienne des radios locales de Dijon.

En 2010 elle reçoit un prix de la semaine bleue pour son action auprès de personnes âgées et en 2012 elle est élue 2ème meilleure radio associative par les professionnels. Elle fait partie des 30 radios du réseau Radio-Campus-France.

1983

20 juillet 1983

Le président de l’Université signe avec le ministre de l’Éducation Nationale le premier contrat quadriennal de recherche (1984-1987).

Il porte sur la recommandation d’équipes universitaires non associées et le soutien aux laboratoires et équipes associées, la reconnaissance et le soutien de plusieurs services communs de recherche, dont la bibliothèque universitaire, le centre de calcul, la reconnaissance et le cofinancement de plusieurs programmes de recherches régionales finalisées, notamment les CRITT, centres régionaux d’innovation et transfert technologique.

Sans ce contexte, l’université crée sa cellule de valorisation de la recherche.

Contexte :

15 juillet 1982 , promulgation de la loi d’orientation et de programmation pour la recherche et le développement technologique de la France dite loi Chevènement.

La création des DRRT (délégation régionale à la recherche et à la technologie) date de cette loi.

1983

Octobre 1983

L’inauguration du centre culturel Atheneum se fait en présence du secrétaire d’État Roger-Gérard Schwarzenberg. Il est l’un des sinon le premier centre culturel en université ; Aujourd’hui encore il est un lieu emblématique de l’université.

Malgré des doutes sur son nom, son financement, sa gestion et jusqu’à son utilité, on reconnaît finalement au conseil d’administration qu’« on a trop souffert du désert que constituait le Campus pour ne pas se réjouir d’avoir un point d’animation ».

Conçu par l’architecte Bernard Lentz, l’Atheneum se distingue par ses formes, toutes de courbes et d’arrondis et est lové en partie sous une butte, « escargot » ou « pot de yaourt ». C’est la première construction dont l’objectif n’est plus directement lié aux études, à la recherche, ou à la vie quotidienne de l’étudiant.

Claude Patriat en a été le directeur de 1983 à 1999. L’Atheneum est alors une référence à l’échelle nationale. En 1984 se tient à Dijon le colloque national fondateur « action culturelle et universités ».

1983

26 novembre 1983

Roger Paris, 42 ans, soutenu par l’Intersyndicale du campus, biologiste, directeur de l’UER des Sciences de la Vie et de l’Environnement entre 1973 et 1978, est facilement élu en novembre 1983.

Il se propose « d’impulser et de soutenir les tentatives visant à faire de l’Université une réelle entité et non une fédération très lâche d’UER renfermées sur elles-mêmes« .

Contexte :

Son mandat coïncide avec la publication de la nouvelle loi sur l’Enseignement Supérieur, avec le projet national de rénovation des premiers cycles et avec la réforme des statuts des enseignants-chercheurs et des temps de services des ATOS (personnels administratifs).

1985

1985

Création de l’association régionale de développement technologique ARDT-Bourgogne Technologie, sous l’égide du contrat de plan Etat-Région.

Son président est le PDG des laboratoires pharmaceutiques Fournier, Bernard Majoie, et le vice-président le président de l’université.

L’ARDT chapeaute le technopôle hautes énergies fondé sur le laser industriel implanté à l’IUT du Creusot, le centre de conception assisté par ordinateur accueilli à l’IUT de Dijon et le pôle de technologie agroalimentaire bénéficiant d’une construction à proximité de l’ENSBANA dès 1988. Son projet, soutenu par la Région, est de faciliter le transfert de compétences scientifiques et technologiques et l’innovation vers les entreprises notamment les PMI.

 

1985

12 décembre 1985

Les nouveaux statuts de l’université exigés par la loi Savary sont arrêtés par le ministère le 12 décembre 1985.

L’université de Dijon décide alors de changer de nom pour s’appeler désormais : université de Bourgogne, ce qu’elle était dans son seau en 1722.

14 UFR (unités de formation et de recherche) sont créées en remplacement des UER ainsi que 3 instituts et une école.

De nouveaux conseils sont mis en place : conseil d’administration (décisionnel), conseil scientifique et conseil des études et de la vie universitaire (consultatifs). Le président de l’université est élu dans la réunion des trois conseils.

 

Contexte :

  • promulgation de la loi sur l’enseignement supérieur dite loi Savary le 24 janvier 1984,
  • 6 juin 1984 : décret sur le statut du personnel enseignant, avec deux corps de titulaires professeurs et maîtres de conférences,
  • réforme des doctorats, avec un doctorat unique, et institution de l’HDR (5 juillet 1984)
1985

Octobre 1986

Ouverture d’un 3e département à l’IUT du Creusot spécialisé en mesures physiques, options techniques instrumentales.

Un bâtiment nouveau offrant 2700 m2 de plancher est construit selon les plans de Yves Hanotte et Jean-Paul Massenot à proximité des bâtiments de 1976.

1985

15 juin 1987

La création du programme ERASMUS pousse les établissements à conforter et à repenser, peut-être même à définir, leur politique internationale.

Cette réflexion est d’autant plus nécessaire, à l’université de Bourgogne, qu’étant multidisciplinaire et de taille moyenne, elle ne peut en aucun cas se replier sur elle-même. En 1987-88, ce programme a concerné 3244 étudiants et l’impulsion est donnée.

En 1988-1989 l’université de Bourgogne est engagée dans sept programmes interuniversitaires de coopération (PIC) avec Saint-Jacques de Compostelle, Manchester, Newcastle, Middlesbrough, Thessalonique, Louvain-la -Neuve et Mayence.

Contexte :

L’Europe prend l’initiative en créant le 15 juin 1987 le programme ERASMUS (European Region Action Scheme for the Mobility of University Students) pour favoriser la mobilité universitaire. Dès 1987-88, ce programme a concerné 3244 étudiants en Europe et l’impulsion est donnée.

1988

12 mai 1988

De 1988 à 1994, l’Université de Bourgogne gagnera plus de dix-mille étudiants, passant de 18 400 à 29 400, soit près de 2000 étudiants supplémentaires à chaque rentrée.

La croissance est proportionnellement plus importante en 2ème cycle qu’en premier. L’université inscrit son 20 000e étudiant en décembre 1989.

L’augmentation du nombre de diplômés est spectaculaire : 1700 à 2700 DEUG, 1200 à 2200 licenciés, 800 à 1200 maîtrises , 180 à 350 DESS,  80 à 120 doctorats.

Contexte :

François Mitterrand est réélu le 12 mai 1988 et fait du développement des universités une priorité. Lionel Jospin arrive au ministère de l’Éducation nationale avec son conseiller spécial Claude Allègre, et achève la mise en place de la Loi Savary. Hubert Curien retrouve le ministère de la Recherche et de la Technologie.

Un climat nouveau s’installe dans les universités, rythmé par un train de réformes et d’innovations tous azimuts. C’est aussi la période où l’incitation faite aux lycéens de poursuivre des études supérieures est la plus vigoureuse. Jean-Pierre Chevènement n’a- t-il pas annoncé en 1985 qu’il fallait que 80% d’une classe d’âge soit au niveau du baccalauréat ?

1988

26 novembre 1988

Le 5e président de l’université est élu selon les modalités de la loi Savary par l’Assemblée réunissant les trois conseils le 22 octobre 1988. Il prend ses fonctions le 26 novembre.

Gilles Bertrand, 43 ans, professeur de chimie-physique, directeur de l’UFR sciences et techniques depuis 1987, associé au travail du bureau autour de Roger Paris, se présente à cette élection avec l’idée de relever plusieurs défis : la régionalisation et l’ouverture internationale, l’accueil du grand nombre et la promotion de la qualité, la recherche et la communication…

« Voilà, dit-il, de quoi mobiliser nos énergies et ouvrir vers l’avenir ».

1988

Rentrée 1989

L’université de Bourgogne « envahit » progressivement son territoire !

À Chalon-sur-Saône, elle ouvre son un département d’IUT transport-logistique (locaux inaugurés le 14 novembre 1991) sous la tutelle de l’IUT du Creusot.

Au Creusot l’IUT ouvre un 4e département techniques de commercialisation.

A Nevers l’université de Bourgogne reprend la maitrise du DEUG de droit ouvert avec l’université de Clermont-Ferrand en 1987 avec une inauguration le 8 décembre 1989.

1990

10 janvier 1990

Plan d’urgence pour les universités : Dijon bénéficie de crédits nationaux, municipaux et du conseil général pour faire face à l’afflux d’étudiants.

Travaux et aménagements sont réalisés au rez-de-chaussée, rez-de-jardin et en terrasse des bâtiments droits-lettres et Gabriel pour libérer et redistribuer de l’espace et créer des salles de cours. L’ensemble est inauguré le 23 novembre 1991 en présence de Robert Poujade, maire de Dijon.

Contexte :

Lionel Jospin lance un plan d’urgence, le 10 janvier 1990, pour les rentrées universitaires 1990 et 1991. Il s’agit de faire face aux difficultés signalées par les universités pour accueillir la multitude des étudiants gens qui se pressent à leurs portes, et de remédier à l’état déplorable des locaux universitaires dont la presse et la télévision se font l’écho.

1990

21 février 1990

Une première réunion à Dole des équipes de gouvernance des universités de Bourgogne et de Franche-Comté pour examiner leurs plans de développement.

Le renforcement de la formation doctorale est considéré comme prioritaire et la constitution de trois écoles doctorales interuniversitaires est programmée. En septembre 1993, trois écoles doctorales (ED) sont cohabilitées : ED Louis Pasteur des sciences de la matière, ED sciences de la vie et de la santé et ED bourguignonne et franc-comtoise de droit et science politique.

1990

15 juin 1990

Le schéma directeur de développement du campus de Dijon est approuvé par le conseil d’administration de l’université qui se tient au Creusot.

Il valide le travail de Rémy Zaugg, artiste, avec Pierre de Meuron et Jacques Herzog, architectes associés à Bâle à qui l’université avait confié une mission d’étude pour préparer l’avenir de son campus dijonnais. Ils réaliseront également en 1991-92 sur le campus la résidence étudiante Antipodes et seront lauréats du prix Pritzker en 2001, considéré comme le Nobel de l’architecture.

Une maquette, des plans et un texte sont présentés à un public nombreux à l’Atheneum, le 3 mai 1990. Le projet définit deux axes majeurs d’évolution ; le premier structure une esplanade nouvelle, l’esplanade Érasme, qui doit devenir l’espace central de l’université.

Le deuxième axe majeur, situé plus à l’Est, doit structurer un espace qui était demeuré informe et incertain. Ce sera l’avenue du XXIe siècle.

 

 

1990

3 août 1990

L’institut universitaire de la vigne et du vin est créé par décret.

Il regroupe l’ensemble des formations et laboratoires du secteur de la vigne et du vin  ainsi que le centre d’expérimentation et le domaine de Marsannay-la-Côte. Il bénéficiera d’une construction sur le campus inaugurée en 1995.

1990

Octobre 1990

À Auxerre, l’ITII – Institut des techniques de l’ingénieur de l’industrie, accueille sa première promotion.

Cette formation d’ingénieurs par apprentissage est portée par une structure partenariale Université-union des industries métallurgiques et mécaniques (UIMM). C’est une première dans l’enseignement supérieur.

Elle est placée sous l’autorité de l’UFR sciences et techniques.

1991

4 Janvier 1991

Le conseil régional s’engage, à l’initiative du président Raymond Janot, dans le schéma de développement de l’enseignement supérieur en Bourgogne.

Le 4 janvier 1991, il prend l’initiative d’une délibération marquante, préparée en concertation avec le rectorat et l’université et très largement approuvée par cette assemblée.

La Région prend ici une initiative volontariste dans le plan de développement de l’université, en accord avec le projet universitaire, et s’engage par un soutien financier significatif aux nouveaux diplômes, au plan d’équipement pédagogique, à l’enseignement des langues et aux relations internationales.

À cette occasion, le président Janot annonce la volonté de construire, en le finançant totalement, un grand amphithéâtre, qui faisait défaut. Appelé à l’origine “ l’amphithéâtre de la Région ”, il sera finalement “ l’amphithéâtre Gutenberg ” et sera inauguré par le nouveau président de Région Jean-Pierre Soisson le 29 septembre 1992.

Suivront les constructions de la maison de l’université, du pôle d’économie et de gestion, de la salle modulaire d’examens, de l’aile des sciences de l’ingénieur, prises en charge financièrement par la Région de Bourgogne.

1991

24 janvier 1991

Les contrats quadriennaux avec le ministère. Le président Gilles Bertrand et Armand Frémont, directeur de la programmation et du développement universitaire et représentant du ministre Lionel Jospin, signent le premier contrat d’établissement le 24 janvier 1991.

Ce contrat concerne toute la vie universitaire pour la période 1991-1994, de l’habilitation globale des diplômes, à l’accueil des étudiants, l’organisation des enseignements, de la documentation et des bibliothèques ; c’est aussi l’immobilier, la maintenance des locaux, l’implantation en région, l’informatique nécessaire, la communication, les emplois, la vie sociale et culturelle.

Quelques mois plus tard, le 4 juin 1991, un nouveau contrat quadriennal de recherche est signé avec Vincent Courtillot, directeur de la recherche et des études doctorales. Le contrat d’établissement est ajusté par un avenant à mi-parcours du 28 mai 1993 et le contrat de recherche est amendé le 18 mai 1993 ; dans les deux cas une hausse sensible des moyens en résulte.

1991

7 juin 1991

Création de l’IUFM (institut de formation des maîtres) de Bourgogne qui entre en fonction en juin 1991, sous la direction Jean-Claude Eicher.

Sa création a été préparée en étroite coopération entre le rectorat et l’université. L’IUFM assure, en partenariat avec l’université, les préparations aux concours de recrutement, la pré-professionnalisation et la formation professionnelle des futurs professeurs d’écoles, certifiés et agrégés, professeurs de lycées professionnels, professeurs-documentalistes.

Ses formations sont implantées dans les anciennes écoles normales d’Auxerre, Dijon, Mâcon et Nevers ainsi qu’à Chalon-sur -Saône (technologie et documentalistes)

La préparation aux concours de l’agrégation reste de la compétence de l’Université.

Contexte :

La loi d’orientation sur l’éducation du 10 juillet 1989 crée les IUFM, Instituts Universitaires de Formations des Maîtres, un par académie, rattachés par convention aux universités

1991

4 octobre 1991

Le centre Condorcet au Creusot est officiellement inauguré le 4 octobre 1991 pendant la célébration de la 25ème année des communautés urbaines, en présence notamment de Pierre Mauroy, quelques jours après la première rentrée des étudiants.

La communauté urbaine Creusot-Montceau ambitionne de faire une place à l’enseignement supérieur dans son projet de développement t. Elle entend rapprocher l’université d’une population essentiellement ouvrière en développant une antenne universitaire de premier cycle, à côté de l’IUT.

Françoise Moret-Bailly, ancienne présidente de l’université, met en place les formations de niveau DEUG sur ce nouveau site : AES administration économique et sociale, LEA langues étrangères appliquées et SSM sciences des structures et de la matière. L’université choisit l’ancien site industriel des usines Schneider, très proche de l’IUT, comme symbole de continuité et de renaissance.

1 300 étudiants sont présents sur le site (730 DUT, 570 DEUG) en 1993. L’ouverture sociale se concrétise également : 36,7% de boursiers à l’IUT du Creusot, 38,7% dans le DEUG AES. L’impact sur la ville est positif : un sondage de 1995 montre que cette réalisation est placée en numéro un par la population de toute la communauté urbaine.

1991

Rentrée 1991

L’ISAT (Institut supérieur de l’automobile et de transports) ouvre à Nevers à la rentrée, sous la direction de Shahram Aivazzadeh, alors âgé de 37 ans, et qui en était le chef de projet.

Cette école est dédiée aux disciplines mécaniques et électronique mises en œuvre dans les métiers de l’automobile et des transports. Elle prend en compte les spécificités locales, incluant l’environnement du circuit automobile de Magny-Cours.

Toujours à l’automne, la nouvelle formation d’ingénieur FIRST- Formation d’ingénieurs de recherche en science et technologie – avec la spécialité “matériaux” accueille sa première promotion.

C’est la Faculté des Sciences et Techniques qui s’est engagée dans ce projet en 1987. En 1998, le nom de l’école devient ESIREM, École supérieure d’ingénieurs de recherche en matériaux.

1992

23 janvier 1992

Dès 1992, l’université de Bourgogne forme des ingénieurs-maîtres en management et gestion des entreprises spécialité ingénierie du management de l’éducation, de la formation et de la culture (IUP Denis Diderot).

Contexte :

Le ministère crée les instituts universitaires professionnalisés (IUP) en janvier 1992. Ils permettent de former de nouveaux types d’ingénieurs, au niveau Bac + 4 avec le diplôme d’ingénieur-maître.

1992

1992 – 1993

L’implantation et le développement en région et au-delà se poursuit. Après de nombreuses discussions, l’université signe le 20 octobre 1992 une convention avec la ville de Mâcon et ouvre le DESS gestion des activités touristiques des collectivités territoriales.

L’implantation de l’IUFM à Mâcon et d’un centre d’enseignement supérieur, sorte de maison de l’étudiant vivante et originale pour les étudiants résidents ou originaires de Mâcon y conforte également la présence universitaire.

À Chalon-sur-Saône, le département d’IUT “maintenance industrielle” ouvre en octobre 1992 et l’inauguration de ses locaux amène à Chalon en novembre 1993 le ministre de l’Enseignement supérieur François Fillon. 320 étudiants sont inscrits à Chalon-sur-Saône en 1993.

À Auxerre, un département d’IUT sous la responsabilité de l’IUT de Dijon est également ouvert à la rentrée 1993, dédié aux techniques de commercialisation. Environ 250 étudiants de l’université de Bourgogne, capacité en droit comprise, fréquentent à la rentrée de 1993 le site d’Auxerre. Le bâtiment construit pour l’IUT est inauguré le 29 novembre 1993 sur le site des Plaines de l’Yonne où devraient s’implanter de futures formations universitaires.

Enfin une fédération régionale des universités de part et d’autre du Jura est créée par une convention signée à Neuchâtel le 25 janvier 1993. Également nommée réseau CLUSE, elle regroupe les universités romandes de Fribourg, Lausanne, Neuchâtel (Suisse) et les universités de Franche-Comté et de Bourgogne. L’université de Genève rejoindra cet accord en 1994.

1991

1991-1993

L’université se dote de nouvelles techniques de communication.

Dès 1991, la politique informatique est précisée dans le contrat d’établissement. Le centre de calcul déploie le réseau ETHERNET nommé RUBAN, réseau (fibre optique) de l’université de Bourgogne analytique et numérique, qui dessert quinze bâtiments du campus et connecte le centre au Creusot.

La région réalise en tête de réseau la plaque régionale CLONYS, raccordée au réseau national de recherche RENATER et par là, au réseau Internet (TCP/IP).

Le développement de ces réseaux informatiques accélère le développement de l’informatisation des métiers et des services aux étudiants : calcul numérique intensif, graphisme, traitement de l’image, analyse de données, messagerie électronique, gestion financière, de la scolarité, des personnels sont progressivement pris en charge par des logiciels dédiés.

Des salles en libre-service sont connectées au réseau, où plusieurs centaines d’étudiants peuvent travailler simultanément. L’université est choisie pour être site pilote de la nouvelle application nationale de scolarité APOGEE, application pour l’organisation et la gestion des enseignements et des étudiants, qui sera opérationnelle à la rentrée 1995.

 

1992

23 octobre 1993

Jocelyne Pérard est élue 6e présidente de l’université, par un vote organisé au Congrès (l’assemblée des trois conseils), réuni le 23 octobre 1993 pour la succession de Gilles Bertrand, au terme de ses cinq années de mandat.

Jocelyne Pérard, âgée de 53 ans, était la seule candidate ; professeure de géographie, spécialiste de climatologie tropicale, elle était depuis 1988 vice-présidente aux enseignements. Elle est élue dès le premier tour.

1995

1995

Une série d’inaugurations : À Dijon, l’institut Jules Guyot, institut universitaire de la vigne et du vin est inauguré le 27 janvier 1995.

Le 24 mars 1995, François Mitterrand président de la République inaugure les nouveaux locaux de l’ISAT à Nevers dans une réhabilitation de l’ancienne manutention militaire à la Croix-joyeuse.

L’installation de cogénération du campus, système associant récupération de chaleur et production d’électricité et respectueux de l’environnement, est opérationnelle depuis le 1er novembre 1995 et est inauguré le 22 janvier 1996.

Quelques jours après le 1er février l’est également le gymnase tant attendu de sports collectifs. La salle des examens près de la faculté de médecine-pharmacie est ouverte à la rentrée de 1996.

À la rentrée d’octobre, le DESS juriste des collectivités territoriales ouvre à Mâcon et l’IUP génie industriel ouvre à Dijon et Auxerre.

1995

25 novembre 1995

Signature du 2e contrat quadriennal de développement qui inclut la partie recherche.

Il enregistre la création des unités mixtes de recherche (UMR) avec le CNRS : Dix UMR sont créées à partir d’unités existantes en mathématiques, en chimie, en paléontologie-géologie, en zoologie, en économie et en droit.

Une première UMR dédiée à la phytopharmacie est créée avec l’INRA.

1995

1996 – 1998

En septembre 1996, ouverture des départements d’IUT GACO gestion et administration des organisations commerciales à Nevers, SGM science et génie des matériaux à Chalon-sur-Saône et en février 1997, ouverture du bâtiment OGP (organisation et gestion de production) à Auxerre pour le département d’IUT créé en 1996.

En septembre 1997 le centre Condorcet accueille la première promotion du DEUG STAPS sciences et techniques des activités physiques et sportives au Creusot.

En 1998, ouverture département SRC services et réseaux de communication à Dijon, le premier sur ce site depuis celui d’informatique en 1983 !

1995

1997-1998

Le 26 juin 1997 sont inaugurés le même jour :

La maison de l’université, dont Patrick Berger, l’un des architectes, est nominé aux « équerres d’argent » en 1997 et reçoit le grand prix d’architecture en 2004.

L’amphithéâtre Galilée, jumeau de l’amphi Gutenberg.

Le pôle d’économie et de gestion à l’angle des boulevards Gabriel et Docteur-Petitjean.

Le 15 janvier 1998, le centre européen des sciences du goût créé en 1995 avec le CNRS est inauguré. Le 23 juin 1998, c’est au tour de la nouvelle bibliothèque universitaire du Creusot, sertie dans l’ancienne « halle industrielle des grues et locomotives », inaugurée par le ministre Claude Allègre. En 1990 s’y trouvait encore la fameuse locomotive, la 241 P 17, qui tractait dans les années 1950 les trains internationaux.

Sans inauguration, sont mis en service plusieurs bâtiments du campus : à la rentrée 1997 l’aile des sciences de l’ingénieur adossée à la faculté des sciences Mirande et l’extension de la bibliothèque universitaire droit-lettres ; puis en 1998 l’extension de la faculté des sciences du sport, UFR STAPS marquée par le style d’avant-garde De Stijl.

 

1998

9 novembre 1998

La succession de Jocelyne Pérard se déroule dans un contexte pollué par la situation politique régionale, marquée par le soutien explicite du FN au nouveau président de Région, Jean-Pierre Soisson. Un comité de vigilance est installé à l’université qui refuse la présence de la représentante du conseil régional au C.A. de l’université.

La réunion de l’assemblée des trois conseils est prévue le 17 octobre 1998 à la maison de l’université. Deux candidats s’étaient faits connaître : Charles Diviès, professeur de microbiologie à l’ENSBANA, au nom de l’Intersyndicale, et Bernard Laurin, professeur de paléontologie. La réunion ne peut aller à son terme. En effet, une manifestation de libertaires, anarchistes et ultra-gauche convoquée devant la maison de l’université force les issues et pénètre dans la salle du conseil.

Dans les mêmes conditions, le 27 octobre, une deuxième réunion échoue également suite à une intrusion musclée. Le 9 novembre 1998 en soirée, une troisième réunion est convoquée dans l’amphithéâtre Galilée et peut se tenir grâce au contrôle des issues par un service d’ordre. Bernard Laurin, âgé de 51 ans, est finalement élu 7e président de l’université.

1998

17 novembre 1999

La licence professionnelle (LP) créée par décret le 17 novembre 1999 se construit dans un partenariat conclu avec les entreprises et/ou les branches professionnelles, également avec les lycées délivrant le brevet de technicien supérieur (BTS).

Elle est conçue comme une formation en un an conduisant à l’insertion professionnelle à bac+3 en donnant une meilleure qualification à des étudiants diplômés à bac+2 (DEUG, DUT, BTS, …).

Les trois premières LP sont créées à l’université dès 2000. Ill y en aura 14 en 2003, surtout proposées par les IUT.

Contexte :

La construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur, le « processus de Bologne » est lancé depuis juin 1999. Sa conséquence en France est la réforme LMD (Licence Master Doctorat). Les licences pros.

2000

18 février 2000

Le contrat d’établissement 1999-2002 est voté en conseil d’administration le 18 février 2000.

C’est dans le cadre de ce contrat quadriennal et du CPER (contrat de plan Etat-Région) que l’idée d’intégration d’un campus élargi ou grand campus, trouve ses premières applications, en associant étroitement l’université, l’ENESAD, le CNRS, l’INRA, l’INSERM, le CEA et le CHU dans la réflexion et les propositions.

Sont également créées des fédérations de recherches avec l’INSERM, le CNRS et le CEA, ainsi que la maison des sciences de l’Homme (structure fédérative de 15 unités de recherche), qui marque une étape importante pour le domaine des sciences humaines et sociales.

Une mission doctorale est créée depuis 1999, elle est chargée de la professionnalisation de la formation doctorale et de l’insertion professionnelle des docteurs et reçoit le soutien du contrat d’établissement.

2000

Septembre 2001

En septembre 2001, les trois départements d’IUT de Chalon-sur-Saône qui relevaient de l’IUT du Creusot sont érigés en IUT de plein exercice.

Le département sciences et génie des matériaux (SGM) emménage en octobre 2001 dans ses nouveaux locaux situés de l’autre côté de l’avenue de Verdun.

Sa liaison avec l’autre partie de l’IUT nécessite le surplomb de la route par une élégante passerelle qui vise à rappeler l’onde de la Saône toute proche.

2000

2002

Premières conventions avec des universités chinoises, Chongqing (technologie et commerce), Wuhan, Yangling (agroalimentaire), Pékin, Xian (études internationales).

Elles suivent le déplacement en Chine du président Laurin qui avait pour objet de formaliser les relations avec les universités partenaires en précisant les modalités d’accueil assurant aux étudiants de meilleures conditions de succès.

163 étudiants chinois sont inscrits en 2003 à l’université contre 4 en 1998.

2000

Avril 2002

Pour l’université de Bourgogne, le choix de s’engager dans le nouveau système LMD ne se fait pas sans difficultés. Ce système fixe la licence (L), le master (M) et le doctorat (D) comme grades de référence et instaure les crédits européens et la semestrialisation. Le master est un nouveau grade à bac+5 qui se substitue aux DESS et DEA.

Sa mise en application commence à l’uB à la rentrée 2003, elle est complète à la rentrée 2004.

Contexte :

Les premiers décrets d’application de la réforme LMD sont publiés en avril 2002. Il s’agit par cette réforme de construire l’espace européen  de l’enseignement supérieur selon le processus de Bologne.

2000

Décembre 2002

Le bâtiment dit pôle AAFE  (acquisition, apprentissage, formation, éducation) est inauguré en décembre 2002.

Il concrétise dans la pierre l’émergence d’un pôle d’enseignement et de recherche cohérent en réunissant dans un même lieu psychologie, sociologie et sciences de l’éducation.

2003

27 octobre 2003

La convention UniverCités est signée entre la ville, la communauté d’agglomération et l’université pour 4 ans.

Elle traduit un projet de coopération qui représente pour le maire de Dijon « une ambition partagée, une chance pour l’agglomération, une chance pour les étudiants« .

Contexte :

François Rebsamen est élu maire de Dijon en 2001. La municipalité change son regard sur l’Université.

2003

26 novembre 2003

Le 18 octobre 2003, l’assemblée des trois conseils est convoquée pour élire le successeur de Bernard Laurin.

Deux candidatures ont été déposées, celle de Jean-Claude Fortier, ancien recteur de l’académie de Dijon p1988-1993) et professeur de droit public, et celle de Jean-Jacques Paul, professeur d’économie, vice-Président de l’Université, directeur de l’IREDU. Un seul tour suffit pour départager les candidats et Jean-Claude Fortier, 62 ans, est élu président.

Il prend ses fonctions le 26 et constitue une nouvelle équipe de direction totalement redessinée et élargie puisqu’au-delà des vice-présidents statutaires du Bureau, elle est complétée par un Cabinet, 6 conseillers du président et des chargés de mission auprès de chaque vice-président (50 dont 10 étudiants ont été désignés).

 

2003

Printemps 2004

Le campus de Dijon est touché par le mouvement « Sauvons la recherche ».

Le 12 mars, environ 1500 personnes manifestent dans les rues de Dijon et un « pique-nique géant » se tient place de la Libération le 19. Le conseil d’administration apporte avec le président Jean-Claude Fortier son soutien au mouvement. Finalement ce mouvement conduit le gouvernement à proposer une loi de programme pour la recherche publiée le 18 avril 2006. L’université profitera de la création des postes et du déploiement des moyens.

Contexte :

La baisse drastique des crédits et diminution du nombre de postes de chercheurs mettent le monde de la recherche en ébullition en janvier 2004. Le collectif Sauvons la recherche et les organisations syndicales revendiquent un plan d’urgence et estiment dérisoires les mesures annoncées par Claudie Haigneré, ministre de la Recherche le 28 février.

2003

Août 2004

À Dijon, les bâtiments dédiés au CEP, centre d’expertise de la performance (dédié à Gilles Cometti son créateur, après son décès en juillet 2007) et à la maison des sports, sont mis en service.

À Auxerre un nouveau bâtiment est mis en service pour le département génie des télécommunications et réseaux (GTR) de l’IUT. C’est la seule opération immobilière à noter hors-Dijon.

2005

Janvier 2005

Jean-Claude Fortier promeut le rapprochement et la création d’un pôle de recherches Bourgogne Franche-Comté avec l’université de Franche-Comté.

Il déclare dans uB Mag n°7 de janvier 2005 que  » notre avenir comportera nécessairement un rapprochement avec l’université de Franche-Comté dans la complémentarité de nos forces « .

Il amorce en 2005 et 2006 la construction d’un pôle de recherche d’enseignement supérieur (PRES) avec la Franche-Comté avec ses homologues de l’université : Françoise Bévalot puis Claude Condé.

Les présidents des universités de Bourgogne et de Franche-Comté signent à Arc-et-Senans le 21 mai 2007 la convention-cadre du pôle régional d’enseignement supérieur PRES UBFC.

L’ensemble puissant qui se dessine dans l’espace entre le grand-est, la région parisienne et Rhône-Alpes se donne notamment pour objectif, dans sa charte, de constituer à terme un pôle universitaire transfrontalier avec les universités et écoles de la Suisse francophone (entre autres, Neuchâtel, Fribourg et Lausanne).

2005

Mars 2005

Inauguration de la maison de l’étudiant au cœur du campus dijonnais, située entre l’Atheneum et la maison de l’université.

Lieu de services, d’animations et de rencontres pour les étudiants, elle est ouverte du lundi au samedi. Elle héberge entre autres des associations labelisées « association des campus », et deux salles informatiques libre-service.

2005

Juillet 2005

En Bourgogne, deux pôles de compétitivité sont labellisés :

VITAGORA goût, nutrition, santé (agroalimentaire) et PNB pôle nucléaire Bourgogne (microtechnique, métallurgie et mécanique pour l’énergie, notamment la fabrication de composants pour l’industrie nucléaire civile).

L’université participe activement à ces deux pôles par l’activité de ses laboratoires et dans leurs instances de gouvernance.

Contexte :

La politique des pôles de compétitivité est lancée en 2004 par le ministère de l’industrie. Chaque pôle créé concerne un territoire bien identifié et une thématique ciblée. Il soutient l’innovation dans des projets collaboratifs de recherche-développement, devant ainsi favoriser l’attractivité et la compétitivité des entreprises locales.

2005

Rentrée 2005

L’université de Bourgogne participe dès 2005 au programme Erasmus Mundus, dabord dans le cadre du consortium international COMUNDUS qui la lie aux universités de Roskilde, Aarhus, Kassel, Florence, Londres et Grenoble 3 pour un  » european Master of arts in media, communication and cultural studies « .

Toujours en 2005, le master VIBOT (vision and robotics) est accrédité Erasmus Mundus et réunit le centre Condorcet (Le Creusot), l’université Heriot Watt à Édimbourg (Écosse) et l’université de Gérone (Espagne). Il permet aux étudiants de suivre un semestre dans chaque université et un stage en entreprise européenne.

Contexte :

Le programme européen Erasmus Mundus vise depuis 2004 à l’accréditation de cursus européens d’excellence pouvant accueillir des étudiants internationaux pour un parcours diplômant de master.

2005

Printemps 2006

Fort mouvement anti-CPE (contrat première embauche) qui se traduit par l’occupation prolongée du bâtiment droit-lettres par un collectif d’occupation de l’université.

Plusieurs manifestations entre février et avril rassemblent jusqu’à 12000 participants. La coordination nationale se réunit à Dijon le 19 mars. Le projet de loi est finalement retirée le 10 avril.

L’occupation du bâtiment droit-lettres se prolonge, poussant la présidence de l’université à organiser un vote à bulletin secret pour ou contre le blocage. 1077 votes sur 1267 sont pour le déblocage qui persiste jusqu’au 3 mai.

Contexte :

Le CPE, défendu par Dominique de Villepin, est un type de contrat de travail à durée indéterminée à destination des moins de 26 ans. Certaines clauses de ce contrat suscitent une vive opposition qui estime qu’il faciliterait les licenciements abusifs et la précarité.

2005

Octobre 2006

La chaire UNESCO « culture et traditions du vin » initiée et portée par Jocelyne Pérard est établie en octobre 2006.

C’est la seule chaire UNESCO au monde à porter sur les thématiques de la vigne et du vin. Constituée d’un réseau international de partenaires rassemblant les monde académique, professionnel vitivinicole, culturel et institutionnel, la chaire soutient des diplômes universitaires, propose et parraine des programmes de recherche, soutient et anime des conférences et colloques scientifiques internationaux chaque année.

Depuis 2007 se tiennent chaque année à la période des vendanges les Rencontres du clos-Vougeot.

Elle reçoit également et soutient des chercheurs et doctorants et œuvre pour la valorisation des patrimoines vitivinicoles mondiaux.

2007

12 mai 2007

Inauguration du stade d’athlétisme Colette Besson, implanté au cœur des nombreux équipements sportifs du campus universitaire de Dijon.

Il est labellisé World Athletics en août 2021 et sera centre de préparation olympique 2024.

2007

1er juin 2007

Jean-Claude Fortier convoque une réunion de l’assemblée des trois conseils le 3 mai 2007 pour l’élection de son successeur.

Quatre candidats se présentent aux « grands » électeurs : Jacques Van Hoecke, professeur de STAPS, Marc Neveu, professeur d’informatique, syndicaliste du SNESUP, Sophie Béjean, professeure d’économie, vice-présidente déléguée, et Claude Patriat, professeur de science politique.

Les résultats du 1er tour mettent Sophie Béjean en tête, suivie de Marc Neveu, Jacques Van Hoecke et Claude Patriat. À l’issue du 2e tour où 71 voix se portent sur son nom, Sophie Béjean, âgée de 43 ans, est élue 9e présidente de l’université. Elle entre en fonction le 1er juin.

 

Contexte :

Le mandat de Jean-Claude Fortier est interrompu par sa démission effective le 1er juin 2007, pour des raisons d’âge ; en effet la loi prévoit que les présidents d’établissements publics de l’État doivent se retirer sitôt atteint 65 ans.

2007

18 juillet 2007

Signature du contrat quinquennal 2007-2011 qui est devenu quinquennal pour intégrer les deux universités partenaires du nouveau PRES UBFC dans la même tranche de négociation avec le ministère.

2007

Automne 2007

À l’automne 2007, la contestation de la loi LRU suscite de fortes perturbations dans plusieurs universités dont celle de Bourgogne.

Débutée en décembre 2007, la révision et recomposition du CA version LRU prend plusieurs mois : sa nouvelle configuration prévoit un conseil homogène de 28 membres au lieu de 60, et non plus une représentation des groupes disciplinaires.

Les rapports de force qui s’y exercent, suite aux élections de février 2008 pour le renouvellement des 3 conseils selon les nouvelles modalités de la loi LRU, notamment la prime à la liste majoritaire pour le CA, conduisent à des blocages successifs sur le choix des personnalités extérieures. La présidente est majoritaire chez les professeurs et les étudiants, l’intersyndicale l’est chez les maîtres de conférences et les personnels BIATOSS.

Il faudra attendre mai 2008 pour que le nouveau conseil soit au complet et puisse à nouveau délibérer.

Contexte :

Promulgation de la loi LRU (libertés et responsabilités des universités) présentée par la ministre Valérie Pécresse le 10 août 2007 qui institue une nouvelle gouvernance des universités, réformant le CA, l’élection et les pouvoirs des présidents d’université, de nouvelles modalités de recrutement des enseignants-chercheurs, de nouvelles compétences budgétaires et la possibilités de créer des fondations et des pôles régionaux.

2007

Rentrée 2007

La création de la filiale de l’université concrétise le rapprochement avec les acteurs économiques.

uB-filiale naît après trois années de réflexion et commence son activité avec les avoirs de feu Bourgogne technologies, association jusqu’alors chargée depuis septembre 1985 de promouvoir en région le transfert technologique en partenariat avec l’université.

La marque Welience est créée et ses activités se développent autour de cinq grands domaines, permettant la mise à disposition des compétences de haut niveau des laboratoires et plateaux technologique et une offre de services sur mesure :  » innover c’est notre métier  » est ainsi le slogan de Welience.

2008

1er janvier 2008

En janvier 2008, l’IUFM de Bourgogne, comme les 31 IUFM de France, devient une composante interne de l’université.

Cette réforme met fin à l’autonomie dont ils bénéficiaient depuis leur création en 1991, tout en étant rattachés à leur université, mais ouvre de nouvelles perspectives de développement.

Début 2008 également, l’UFR sciences de la vie et le centre des sciences de la terre, qui partageaient largement formations et recherches, constituent la nouvelle UFR  » sciences de la vie, de la terre et de l’environnement  » soit SVTE.

2008

6 février 2008

L’uB candidate à l’appel à projets  » Opération campus  » au nom des acteurs du Grand campus, avec le soutien du conseil régional et du Grand Dijon.

Le projet est retenu dans la sélection faite par un jury international et est labellisé avec la mention «  campus innovant  » le 11 juillet 2008. Il mobilisera 61,3 M d’euros.

Seront réalisés l’institut Marey-maison de la métallurgie, l’espace Multiplex, la maison internationale des chercheurs, la rénovation thermique de la faculté Mirande.

Mais aussi l’espace régional d’innovation et de l’entreprenariat par la région à proximité de l’université avec notamment la maison régionale de l’innovation, le passage du tram dijonnais à travers le campus, le raccordement de l’université au réseau de chauffage biomasse du Grand Dijon et l’aménagement complet de l’esplanade Érasme.

Contexte :

Lancement début février de l’opération campus par la ministre Valérie Pécresse. Objectif : rénover et requalifier les campus existants pour créer les grands campus de demain à forte visibilité internationale et en faire de véritables lieux de vie.

2008

1er mars 2009

Le regroupement des deux écoles ENSBANA, école interne à l’université et ENESAD, relevant du ministère de l’Agriculture, en un établissement unique est concrétisé le 1er mars 2009 par la création de l’Institut national supérieur des sciences agronomiques, de l’alimentation et de l’environnement, dénommé AGROSUP-Dijon.

Il dispose du statut de grand établissement (EPSCP), est rattaché à l’université de Bourgogne et sous la tutelle des deux ministères chargés de l’Enseignement supérieur et de l’Agriculture.

2010

1er janvier 2010

En application de la loi LRU, le passage aux responsabilités et compétences élargies est réalisé le 1er janvier 2010.

La paye de tout le personnel ne vient plus du trésorier payeur-général mais directement de l’université qui est l’employeur. L’État intervient sur deux points : chaque année il octroie une masse salariale annuelle dans sa dotation de l’université et il lui affecte un plafond d’emplois essentiellement de fonctionnaires, enseignants, enseignants-chercheurs et personnels BIATSS.

L’université a désormais l’obligation de mettre en place les outils d’aide à la décision et au contrôle de gestion. Ses comptes sont soumis à la certification par un commissaire aux comptes.

 

2010

22 septembre 2010

Approbation des statuts de la fondation de coopération scientifique (FCS) nommée PRES Bourgogne Franche-Comté (publiés au JO du 17 décembre 2010).

En parallèle est constituée une association « université fédérale Bourgogne-Franche Comté » dont le siège est à Besançon, pour mettre en œuvre les actions transversales et les projets communs des deux universités et des écoles qui leur sont rattachées.

Son siège est à Dijon. La fondation est chargée de lever des fonds pour la recherche et de la valoriser  au niveau socio-économique.

Elle réunit autour d’une même table partenaires économiques et publics, acteurs de la recherche et de l’enseignement supérieur pour porter ensemble des projets d’avenir et multiplier les coopérations.

Le PRES Bourgogne-Franche-Comté porte des projets aux appels d’offre du plan investissements d’avenir PIA soit les laboratoires d’excellence LABEX, les équipements d’excellence EQUIPEX ou les initiatives d’excellence IDEX.

Les premiers succès sont deux LABEX (LipSTIC dans le domaine de la santé  et ACTION en sciences de la matière et ingénierie) et un EQUIPEX (IMAPPI en imagerie médicale) en octobre 2011. Le projet IDEX Humanticipation n’est pas retenu.

2012

1er janvier 2012

Développement des formations partagées (contrat 2012-2017) : un collège doctoral unique Bourgogne-Franche Comté est créé.

La liste des diplômes habilités pour l’université de Bourgogne fait apparaître 25 spécialités cohabilitées avec l’université de Franche-Comté dans huit mentions  cohabilitées de licence et master (STAPS, sociologie, géographie, sciences vie et santé, biologie et produits de santé, santé publique et environnement, sciences pour l’ingénieur, information et communication).

2012

Mars 2012

Le projet TalentCampus est retenu dans les projets du PIA « initiatives d’excellence en formations innovantes – IDEFI. »

TalentCampus permet de détecter et développer toutes formes de talents chez tout type de personne (lycéen, étudiant, doctorant, salarié, demandeur d’emploi…) dans une pédagogie active et sur mesure, avec une attention portée sur les compétences sociales.

TalentCampus reçoit en mars 2014 le Grand prix AEF des meilleurs initiatives dans la catégorie Formation-Insertion lors des 4e rencontres Universités-Entreprises.

2012

26 mars 2012

Le contrat d’établissement 2012-2016, préparé par l’équipe de Sophie Béjean, est définitivement approuvé par le nouveau Conseil d’Administration élu en février 2012, où Alain Bonnin est majoritaire.

Il est signé le 26 mars avant la fin de son mandat par Sophie Béjean avec le ministre Laurent Wauquiez.

2012

4 juillet 2012

Alain Bonnin, 53 ans, professeur de parasitologie est élu dixième président de l’université à la suite d’élections dans une ambiance tumultueuse, et est investi lors d’une cérémonie le 13 juillet.

Les élections organisées les 14 et 15 février 2012 mettent en compétition les listes présentées par Sophie Béjean, candidate à un second mandat rendu possible par la loi LRU, celles présentées par Alain Bonnin, vice-président sortant et celles de l’intersyndicale FSU.

Alain Bonnin passe un accord de gouvernance avec les étudiants associatifs et sort largement majoritaire à l’issue du scrutin avec 13 sièges sur 20. L’élection du président est programmée le 15 mai 2012, mais à la suite d’un recours déposé par l’intersyndicale pour le collège B, le recteur d’académie suspend l’élection du président et nomme Bernard Laurin administrateur provisoire.

Le tribunal administratif annule les élections du collège B. Un nouveau scrutin est organisé le 13 juin et donne clairement la majorité à Alain Bonnin dans ce collège.

2013

8 juillet 2013

Adieu l’IUFM, bonjour l’ESPÉ. Dès juillet 2013, l’université profite de la nouvelle loi pour rassembler dans l’ESPÉ outre l’IUFM, les principaux acteurs du domaine de la formation, de l’éducation et de la culture (département sciences de l’éducation, institut Diderot et IREDU).

Contexte :

La loi sur la refondation de l’école de juillet 2013 remanie fortement la formation des maîtres et lui donne une nouvelle organisation : l’école supérieure du professorat et de l’éducation (ESPÉ), composante de l’université.

2013

Novembre 2013

La SATT (Société d’accélération du transfert de technologie) Grand Est est créée en novembre 2013 dans le cadre du PIA et son siège est situé à Dijon.

uB Filiale intègre la SATT et Welience en devient une marque. Elle devient SATT SAYENS en 2016.

Une réponse commune est construite entre les régions Champagne-Ardenne (UTT Troyes), Lorraine (U. de Lorraine), Franche-Comté (UFC-UTBM…) et Bourgogne. Le succès du dossier conduira à sa création.

L’université de Bourgogne et l’université de Franche-Comté en sont actionnaires à 25%.

2013

2014

De nouvelles restructurations.

Le 1er avril, les UFR médecine et pharmacie fusionnent en une UFR sciences de santé.

En septembre 2014, le domaine droit-économie-gestion est restructuré : l’IAE, institut d’administration des entreprises, devient un institut autonome comme école universitaire de management.

La nouvelle UFR droit, sciences économique et politique fédère l’ensemble sciences économiques, droit et sciences politiques avec ses instituts internes AES et IPAG.

2015

1er avril 2015

Après un long débat entre fusion (le choix d’Alain Bonnin) ou COMUE (celui de Jacques Bahi, président de l’UFC), la communauté d’universités et établissements « université Bourgogne-Franche Comté » (COMUE UBFC) est finalement choisie.

Elle rassemble sept établissements de la grande région (uB, UFC, UTBM université de technologie Belfort-Montbéliard , Agrosup Dijon , ENSMM école nationale supérieure de mécanique et des microtechniques de  Besançon, ESC école supérieure de commerce de Dijon devenue depuis 2016 Burgundy School of Business, ENSAM école nationale supérieure des arts et métiers pour le centre de Cluny et l’Institut de l’image à Chalon-sur-Saône).

Son siège est fixé à Besançon. Ses statuts sont publiés au Journal officiel le 14 mars avec effet au 1er avril 2015.

Contexte :

La loi Fioraso du 22 juillet 2013 modifie un certain nombre de modalités énoncées dans la loi LRU de 2007 notamment sur les types de regroupement entre établissements soit par fusion, soit par association, soit par fédération en communautés d’universités et d’établissements COMUE.  Aux contrats d’établissements sont substitués les contrats de site.

2015

Janvier 2016

Depuis janvier 2016, l’université de Bourgogne dispose d’un Green Data center pour héberger toutes ses infrastructures informatiques (informatique de gestion, cluster de calcul, ressources pédagogiques et réseaux).

L’université de Bourgogne a mis en place un principe de refroidissement novateur permettant de valoriser 365 jours par an les calories produites par les équipements dans le réseau de chauffage universitaire existant. L’été, la seule chaleur produite par le data center permet de faire face aux besoins en eau chaude sanitaire des cuisines et des résidences universitaires du CROUS sur le campus de Dijon.

2015

22 janvier 2016

Le projet présenté par UBFC dans le programme PIA2 I-SITE (initiative-science-innovation-territoire-économie) est retenu par le jury international.

Il a pour ambition d’entraîner la communauté des universités et des écoles vers des approches pluridisciplinaires d’excellence fortement connectées aux enjeux de l’industrie de la grande région. L’objectif est d’opérer une structuration du site pour faire émerger UBFC comme une université à forte visibilité internationale et donner un environnement attractif pour les étudiants et les chercheurs internationaux.

Trois axes majeurs de développement sont retenus : matériaux avancés, ondes et systèmes intelligents / territoire-environnement-aliments / soins individualisés et intégrés, tout en promouvant let approches pluridisciplinaires pour tous les domaines.

Bénéficiant d’une période probatoire jusqu’en 2021 avec un apport de 10 M d’euros chaque année, l’évaluation du jury international au printemps 2021 n’a pas permis de pérenniser I-SITE BFC.

2015

2-3 février 2016

Les élections des conseils centraux donnent des résultats favorables à Alain Bonnin qui est réélu président le 4 mars pour un second mandat. Le dixième président de l’uB sera donc le premier à exercer deux mandats successifs.

Ces élections mettent aux prises les listes soutenant Alain Bonnin, les listes syndicales, et les listes  » agissons pour une autre université  » menées par Sébastien Chevalier, professeur à l’Esirem, candidat à la présidence.

2017

Août 2017

Le classement Shanghai d’août 2017 distingue l’université de Bourgogne en la positionnant dans la tranche 701-800, ce qui la met en 23e place française.

Son score est particulièrement excellent en sciences des aliments, avec la position 76-100 (2e française) et en sciences du sport, la situant dans la tranche101-150 (2e française). Elle figure en très bon rang (14-20e place française) en chimie, sciences biologiques, sciences humaines, sciences de l’agriculture. Depuis son score a progressé et elle se situe depuis 2020 dans la tranche 501-600 soit au 18e rang des 30 établissements français classés.

Au final, il est réconfortant de constater qu’après les efforts faits pour organiser les équipes de recherche, les doter de moyens techniques innovants et offrir des services facilitateurs, l’université de Bourgogne trouve sa place dans les classements internationaux autour du 20e rang des universités françaises.

Contexte :

Les classements internationaux des universités deviennent depuis les années 2000 des éléments d’appréciation de leur excellence de plus en plus scrutés, même si le principe, les méthodologies et les résultats sont controversés.

Le plus largement commenté et utilisé est le classement dit de Shanghai, qui chaque année, depuis 2003, publie la liste des 1000 premières universités sur les17 000 que compte la planète. Sa méthode se concentre sur les performances de recherche.

L’uB figure également dans le classement de la revue britannique Times Higher Education. Elle figure depuis 2014 dans le classement CwUR (center for world university ranking). Enfin dans le classement de l’université de Leiden (CWTS Leiden Ranking – Centre for Science and Technology Studies).

2017

9 septembre 2017

Une véritable coulée verte est aménagée sur l’esplanade Érasme, nouveau cœur du campus, du CHU au nord à AgroSup boulevard Petitjean au Sud. Le tram la suit en partie et son arrêt Érasme est le plus fréquenté hors centre-ville L’esplanade est inaugurée le 9 septembre 1917.

L’aménagement du campus Montmuzard est ainsi finalisé de 2014 à 2016, dans le respect de la vision initiale du recteur Bouchard, et conforté par le schéma de développement établi en 1990 par l’équipe J. Herzog, P. de Meuron et R. Zaugg, l’ouvre sur la ville et lui fixe les axes de développement et les espaces verts à préserver.

Dans ce véritable parc urbain, de nouvelles surfaces végétalisées sont créées avec la plantation de 450 arbres et 13000 arbustes ; sentiers piétonniers, mobilier convivial et coloré, créations de pistes cyclables et parkings à voitures installés aux limites du campus.

2018

2018

En 2018, l’université de Bourgogne gagne le label université européenne par le projet d’alliance FORTHEM (Fostering Outreach within European Regions, Transnational Higher Education and Mobility – Cultiver l’engagement sociétal dans les régions européennes, enseignement supérieur transnational et mobilité). Cette alliance a été l’une des 17 premières alliances à être sélectionnée et établie en 2019.

6 autres universités sont au départ membres de FORTHEM :

Johannes Gutenberg à Mayence en Allemagne,
Jyväskylä en Finlande,
l’université de Lettonie,
Opole en Pologne,
Palerme en Italie,
Valence en Espagne.

Depuis septembre 2021 deux nouvelles universités sont associées à l’alliance, l’université de Adger en Norvège et l’université Lucian Blaga de Sibiu en Roumanie.

 

Contexte :

L’Initiative Universités européennes est l’une des principales actions phares de l’UE : travailler ensemble afin de bâtir l’avenir de l’espace européen de l’éducation. Cette initiative rassemble les différentes universités européennes en groupe dans le but d’établir des alliances telles que FORTHEM afin de développer d’une manière durable les coopérations ambitieuses et sans frontières sous la forme d’un campus européen de recherche, d’enseignement et d’innovation.

Cela va bien au-delà des mobilités proposées, le but étant de favoriser les interactions internationales, au quotidien et à travers tous les domaines de la vie universitaire.

2020

10 mars 2020

Vincent Thomas devient le 11ème président de l’université.

Investi depuis de nombreuses années à l’UFR Droit-Sciences économique et politique en tant que responsable pédagogique de master, vice-doyen chargé des licences, puis doyen, Vincent Thomas est particulièrement attaché à l’université de Bourgogne qui l’a formé, recruté comme maître de conférences en droit privé et promu professeur.

Il a siégé pendant 6 ans au conseil d’administration entre 2012 et 2017, expérience qui lui a permis d’appréhender la diversité et la complexité de notre établissement. Il est attaché aux valeurs fortes de service public, de liberté, de créativité et de responsabilité.

Le 9 mars 2020 à l’âge de 53 ans, Vincent Thomas est élu onzième président de l’université de Bourgogne, soit quelques jours avant le premier confinement dû au COVID.

 

2020

Septembre 2021

La bibliothèque universitaire des sciences devient le cortex, et met en réseau les BU sciences et santé pour constituer la BU sciences-santé.

Actée en 2012, le choix final s’est porté sur la rénovation de la BU Sciences dont l’ouverture datait de 1972. Outre les services classiques d’une bibliothèque universitaire, le cortex propose toute une gamme de nouveaux services, regroupe 10 salles de travail en groupe, des équipements informatiques, des espaces de formation. Elle est également équipée d’une salle et d’un studio vidéo..

Bien dans son époque, cette nouvelle bibliothèque vient en appui d’une pédagogie innovante qui s’appuie en effet sur le concept de Learning Center, né en Angleterre dans les années 2000. Il dépasse les modèles classiques en créant notamment des lieux de rencontre et des environnements de travail diversifiés.

Une deuxième étape de travaux est prévue pour créer de nouveaux espaces.

2022

26 septembre 2022

Journée de célébration des 300 ans de l’université de Bourgogne prévue sur tous ses campus !

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